Galiconseil du mois d’Avril – Comment gagner un trail en 10 Galileçons ?

A l’approche du Trail de la Sainte-Victoire, à la vue d’un plateau féminin à la hauteur de l’évènement, un Galiarticle de circonstance…

Comment gagner un trail en 10 Galileçons ?

Galileçon n° 1 : Avant même de s’inscrire à la course, jeter un œil à la liste des inscrit(e)s, histoire de voir si déjà le podium est envisageable. Si vous êtes sûr(e)s que les 3 ou 4 premières places sont déjà prises, inutile de vous inscrire, trop de concurrence…

Galileçon n° 2 : Etudier individuellement les athlètes pour trouver une solution adaptée. Dans l’enseignement et l’éducation, cela s’appelle la différenciation pédagogique… Ici nous pourrions qualifier cela de stratégie différenciée, technique qui consisterait à évaluer les points faibles de chacun et chacune afin de « taper » dessus ! Prenons l’exemple de d’Agnès L (je ne mentionne volontairement pas les noms pour respecter l’anonymat des athlètes concernées) qui fait énormément de vélo. Rien de plus facile que se planquer aux abords de chez elle, attendre qu’elle enfourche son vélo… Et là début de la filature, pour, au moment opportun, venir lui couper la route en la percutant très légèrement (le but n’étant pas de l’envoyer à l’hôpital mais juste de lui offrir quelques contusions pouvant l’handicaper pour le jour J)… Choisir de préférence un 4*4 aux vitres teintées pour plus d’anonymat… Dans le souci de différenciation stratégique, pour le cas d’Aline, la situation géographique étant un peu plus éloignée, la planification est un peu plus complexe, après il faut savoir ce que vous voulez, soit vous vous donnez les moyens, soit vous renoncez. « Renoncer » ne fait pas parti de notre Galivocabulaire donc pas le choix : Aller faire du ski dans le Champaurs… ou plutôt du scooter des neiges… et là bim, idem que pour Agnès, avec casque noir et visière teintée…

 

Galileçon n° 3 : Proposer vos services à l’organisation de la course, en tant que bénévole à la remise des dossards afin d’accueillir les coureurs et d’user de différents stratagèmes… Tout d’abord, n’hésitez pas à venir avec un ou une amie malade et à présenter cette personne à vos adversaires directes, les virus peuvent se répandre à une sacrée vitesse, surtout si on vous tousse dessus… Sinon la tactique la plus simple est encore de remettre un dossard masculin à une féminine que vous savez plus forte que vous… Après on ne peut pas faire cela à plus d’une, voire 2 personnes, au risque de se faire capter. Donc à ce stade, plusieurs alternatives sont à votre disposition. La première serait l’invitation au repas de veille de course. Rien de plus facile que de faire picoler Sandrine B, nous connaissons tous son point faible pour la bière. Après pour Sylvaine C, il faudrait être un peu plus subtiles… une bonne dose de somnifère dans son plat de pâtes pourrait faire
l’affaire… Nous savons tous que Sissi arrive toujours au dernier moment sur la ligne de départ, toujours à la bourre, donc une panne de réveil n’étonnera personne et vous, vous ne serez pas soupçonnées.

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Galileçon n°4 : L’étude du parcours. Il est essentiel de s’incruster à toutes les reconnaissances et d’en profiter pour repérer le maximum de coupes, ne pas hésiter à prendre des photos… Ces reco sont aussi l’occasion rêvée pour repérer les passages délicats à flan de montagne, les fossés ou encore les gouffres… hop, un petit coup de coude ou un petit croche-patte, et boom…

1280490_639989386050364_1319840960_nReco du trail de Mimet le week-end dernier!!

Galileçon n°5 : Soudoyer l’organisation et plus précisément les aiguilleurs afin d’envoyer les filles de devant au mauvais endroit.

Galileçon n°6 : Savoir descendre en terrain technique vous fera gagner un temps fou. La technique à la Galinette consiste à regarder loin devant, se positionner sur l’avant du pied, le buste placé au dessus des appuis, foncer droit dans la pente, en ricochant d’une pierre à l’autre en HURLANT… souvent les coureurs prennent peur et vous laisse passer, certains se mettent direct au ras du sol ou se jette dans un buisson pour vous éviter… simple, efficace, discret.

Galileçon n°7 : La préparation mentale est indispensable pour atteindre votre objectif. En  effet, se représenter mentalement l’atteinte de votre objectif, c’est-à-dire visualiser votre victoire future, agit, selon les chercheurs, sur l’aspect motivationnel et renforce votre sentiment de compétence et votre désir d’accomplissement de soi. Chez les Galinettes, cet aspect de la préparation, s’apparente davantage à du harcèlement moral. Nous traquons sur facebook nos cibles, dans le but de les faire monter en pression… Tout ceci avec tact, finesse et discrétion, des qualités qui nous qualifient admirablement bien. On appelle cela « faire la Galibouche » !

Galileçon n°8 : Utiliser un matériel adapté sera une des clés de votre réussite.

A commencer par la tenue de course, regarder la météo afin de ne pas trop vous couvrir en cas de chaleur en prévision ou à l’inverse pensez à votre coupe-vent afin de ne pas risquer l’hypothermie. Les chaussures, le plus important, un modèle que vous connaissez et qui vous convient mais aussi un modèle pratique pour y fixer votre puce… Il nous semble important, en tant que Galinette défendant les valeurs de partage et de solidarité, de proposer votre aide à vos adversaires pour fixer leur puce sur leur chaussure (c’est vrai que c’est souvent galère cette histoire). Et c’est ici que vous pourrez faire en sorte de mal fixer cette fameuse puce… La pro dans ce domaine est GaliPerrine. Puisque sa puce n’a pas tenu 10min à la transgrancanaria… Ejectée dans un buisson puis retrouvée, Galiboulette a du faire la course avec la puce dans son gant et donc se baisser à chaque point de contrôle pour venir plaquer sa puce sur le tapis d‘enregistrement du passage…

Ensuite, sur un ultra, les bâtons peuvent vous être utiles. Pour pousser dessus… mais surtout pour les mettre en travers du chemin de vos adversaires afin de les empêcher de vous doubler ou tout simplement pour les faire trébucher. Vous pourrez également les tanquer dans les pieds de ceux ou celles qui s’approcheraient trop près de vous. Donc leur utilité est multiple !

Enfin le téléphone se trouve être un petit plus pour vous. Nous vous conseillons de laisser le votre dans votre voiture. Mais en revanche de faire envoyer des textos par un ami à vous, sur les numéros de téléphone de vos concurrentes (en gros, 1 texto toutes les minutes) dans le but de les déconcentrer pendant leur course… Si c’est à l’étranger, je vous l’accorde, cela peut revenir très cher !

Galileçon n°9 : Un point incontournable, si vous voulez arriver en pleine possession de vos moyens le jour J, est d’opter pour un régime alimentaire sain, en d’autres termes, de veiller, au quotidien, à votre hygiène alimentaire.

-Le magnésium : Vous n’êtes pas sans savoir que le magnésium est un oligo-élément qui a toute son utilité dans la contraction musculaire. En effet, « le magnésium joue un rôle dans le transport des substrats énergétiques et aide à la synthèse des protéines nécessaires à la contraction musculaire » ((Denis SCHEINER, « le magnésium et la vie », 1978). En gros, je traduis pour Thomas Thiébaud, c’est un élément clé de la transformation de l’énergie car il agit sur les enzymes chargées de transformer les sucres et les graisses en énergie utilisable par le muscle (l’ATP, l’adénosine triphosphate). Donc mangez du chocolat noir en grosses quantités à tous les repas !!!!!!!!!!!!! Galilaurie conseille le Cote d’or noir avec noisettes.

-Le fer : Vous savez tous et toutes que « le fer participe à la fabrication d’un constituant primordial, la myoglobine, présente dans les muscles et qui permet de capter l’oxygène apporté par les globules rouges » (Albert Scheiner et Georges ATZENI, « le fer et la vie », 1978-1984). Pour simplifier, mieux l’oxygène du sang sera capté (grâce au fer) et plus vous serez performant. Rien de plus simple ici, vous avez tous chez vous des objets constitués de fer (tuyauterie, fer à repassé…), ronger un de ses objets au choix vous assurera un bon transport d’oxygène dans votre organisme.

-Les anti-oxydants : Ce « sont des molécules naturellement présentes dans de nombreux aliments qui ont une fonction de capteurs de radicaux libres, responsables, entre autre, du vieillissement des cellules et de l’enlisement des fibres musculaires en provocant des crampes » (Robert ATZENI, « les anti-oxydants et la vie », 1984). Boire une bouteille de vin rouge à tous les repas contribue donc à l’anti-oxydation de votre organisme… une bonne nouvelle pour Julien G ça !

 

Galileçon n°10 : L’entrainement peut éventuellement vous aider à atteindre votre objectif. Pour se faire, il existe différents types de séances.

-La séance de footing, courue à 60% VMA. Cette séance dure environ 1h, elle sert bien souvent de récupération.

-La séance à VMA que vous devait accomplir à 100%VMA voire à 110% pour de la VMA courte. C’est la puissance de votre système aérobie. Les séances de VMA courte : les durées d’efforts sont comprises entre 30s et 1min, le temps de récupération est égal à la durée de l’effort. Les séances de VMA longue : les durées d’efforts vont jusqu’à 3min d’effort intense et la récup est de moitié à l’effort.

-La séance de Seuil : on est sur la capacité de votre organisme à soutenir un pourcentage élevé de votre VMA, 80%. Les durées d’effort vont de 4 à 15min pour le frac, mais vous êtes normalement capable de tenir cette intensité plus longtemps.

Ces séances de fractionné, vous pouvez les effectuer sur plat au stade mais aussi en terrain vallonné ou encore en côte.  C’est bien de varier les plaisirs ;-)

-La sortie Longue en colline, minimum 2h et no limite dans le temps ;-)

-Vous pouvez compléter tout cela par du vélo, du VTT et du streetstepper, ce qui vous permet de solliciter vos quadriceps sans les chocs de la course à pied et donc de préserver un peu vos articulations.

-La PPG (préparation physique générale) est importante, notamment avec le gainage. Il s’agit de  renforcer les muscles posturaux qui assurent le maintient du bassin. Cela vous permettra de conserver la qualité de votre foulée alors que la fatigue des kilomètres s’accumule… mais aussi de vous « la péter », une fois l’été venu, sur les plages de notre belle région ;-) Si vous êtes trop feignantes, Pascal Bambi a la solution miracle, le compex, qui s’utilise en trail, principalement pour la récup, la surcompensation ou le renforcement musculaire. Voir le Galiconseil du mois de mars pour plus d’informations.

-La récupération doit faire partie intégrante de votre entrainement. Selon THIEBAUD et MAILLOT (« Repos et récupération dans le sport », 1812), le repos doit être le fil conducteur de votre plan d’entrainement. Par exemple, pour un entrainement d’une heure, ces chercheurs nous conseillent de ne faire plus aucun effort physique pendant 3 jours successifs. Pour un effort d’environ 2h, il devient donc essentiel de se reposer pendant 4 à 5 jours complets afin d’optimiser la reformation des stocks de glycogène, c’est la repoglycogénolyse.

A vous de construire votre plan d’entrainement personnalisé ! Si vous êtes boulimiques du kilo, kilomètre pas kilogramme ;-) , je vous conseille d’acheter le dernier ouvrage de Julienne GERMANOURS et Damienne VAISSOURS, intitulé « Sport et Passion », publié aux éditions Gallinacés en janvier 2014.

Si en appliquant toutes ces leçons, vous ne parvenez toujours pas à vos fins, il vous suffira de monter sur le podium même si vous n’y êtes pas invitée… Imaginez Thierry Merello entrain d’annoncer : « Et encore une magnifique victoire d’Aline Grimaud sur… » ne le laissez pas finir sa phrase, courez aussi vite que vous pouvez, sauter la première marche, et bim c’est fait, une fraction de seconde peut suffire à votre bonheur ;-)

Sur ce, nous vous souhaitons une bonne Galipréparation, de bonnes courses et surtout de belles victoires dans nos massifs et ailleurs. N’oubliez pas les valeurs que nous partageons : entraide, solidarité et amitié ;-)

Et le Galibonus !!!!!!!!!!!! Sur certaines courses telles que l’UTMB et la CCC, un tirage au sort est mis en place. Pour forcer le hasard, si vous ne faites pas parti d’un team élite, comme c’est notre cas, vous avez la possibilité de faire une inscription groupée… Donc dans la mesure du possible, associez-vous avec une championne, comme cela, si elle est tirée au sort (et vous verrez qu’elle le sera), vous serez également retenue. Vous croyez que c’est pour quelle raison que les Galinettes seront au départ de la CCC fin août 2014 ? Le titre du CR est déjà tout trouvé « Aline et ses boulets à la CCC », reste plus qu’à écrire l’histoire… ;-)

Rendez-vous le 6 avril au TSV les z’amis ! Ah bon, comment ça, vous n’êtes pas au courant ???? Laurie a récupéré un dossard pour le 58km… Après plusieurs semaines passées à harceler tout le monde sans aucun résultat… Rien de plus facile en fait. Perrine s’est pointée aux AIL Rousset, elle a dit que Sandrine Baron était blessée et qu’elle donnait naturellement son dossard à Laurie, le changement a été fait dans la minute ! Impeccable ! Comme quoi, parfois on se prend la tête pour pas grand-chose, on pense les choses compliquées, alors qu’en réalité il faut juste oser ! Rien ne sert de culpabiliser, Go Galinette Go, foncez, vous réfléchirez après. S’il y a UNE SEULE chose à retenir de cet article, ce serait : « tout est possible, à force de ténacité et de persévérance, alors continuez à rêver et vivez votre passion à fond, dans le respect des valeurs du sport », un peu tout le contraire de cet article en fait… mais qu’est-ce que c’est rigolo de délirer un peu ;-)

 

REMERCIEMENTS :

Au Galinours Damien, à qui nous pensons tous très fort. Milles merci à toi d’avoir cédé ton dossard à une Galinette. Le dossard reste ainsi dans le team Gallinacés, va falloir assurer maintenant Laurinette… Prends soin de ton genou Damien et reviens nous vite en forme !

Trailleurs, trailleuses, bénévoles, spectateurs, vous risquez fort d’entendre les Galinettes et Galinours en échos dans tout le massif de la Sainte-Victoire. Chauffez vos voix les filles, ça va crier le 6 avril du côté de Rousset ;-)

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L’utilité du Compex dans la Préparation Trail – Galiconseil du mois de mars

Notre invité du jour est Pascal Bambi, fervent utilisateur du ;-) compex. Il nous fait l’honneur de répondre à la question du mois. « L’utilité  du compex dans la préparation trail ? »

Pour voir sa réponse précise, rendez-vous ici : Le compex, par Pascal Bambi

Nous vous livrons ici ses propos, mais assaisonnés façon Galinettes !

Le compex kesako ? C’est un appareil d’électro stimulation qui sert aussi bien en phase de préparation qu’en phase de récupération. Outil qui s’avère être très utile pour le trail. Il existe 4 modes : prévention, antidouleur, préparation et récupération.

Pascal utilise, comme le savent tous ses amis facebook, les modes de préparation « surcompensation » et « force trail ». La surcompensation optimise la circulation du sang au niveau des muscles après de grosses séances d’entrainement et avant une échéance course. Pascal nous conseille le compex en surcompensation, une à 2 fois par jour durant les 3 jours précédent la compétition… une à 2 fois par jour, il faut avoir le temps de les placer ces séances. Si vous travaillez dans un bureau, pourquoi ne pas tester ça derrière votre écran d’ordinateur, vous m’en direz des nouvelles… Hein Galinours ?! Remarque Sylvaine Cussot, qui travaille à domicile, doit pouvoir se faire des méga séances aussi !

Si comme Perrinette, vous pratiquez des opérations chirurgicales sur des animaux, l’effet compex est  à proscrire pendant votre temps de travail, afin d’éviter de déchiqueter davantage les pauvres chiens déjà pas mal entamés par les défenses de sangliers, en période de chasse… Si comme Laurinette vous faites un boulot qui ne vous laisse que peu de temps libre… eh oui c’est compliquer pou elle de trouver un moment…. Entre les séances de natation, de gymnastique, de badminton, de boxe, de basket, d’athlétisme, pouff… trop de choses… dur dur d’être prof…

Le 2ème mode très utilisé par notre invité du jour est le mode « force trail ». Pascal l’utilise soit après une séance en endurance soit pour remplacer une séance de PPG. Une bonne nouvelle donc pour Sandrine Baron et Aline Grimaud dont l’objectif 2014 est d’arriver à réaliser 10 pompes à la suite. Avec le compex, no problemo ! Apparemment il existe aussi un mode gainage que Pascal utilise pour, je le cite, « me faire de beaux abdos avant l’été et me pavaner sur les plages a la rencontre de jolies filles ».

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Thomas Thiebaud, Henry Maillot, il est peut-être temps de vous y mettre ! Evidemment les Galinettes n’en ont pas besoin, vu leur corps de rêve ;-)

Enfin, le compex peut aussi s’utiliser en récup avec le mode « récupération active ». Effectuer dans les 3 heures après une course intensive, un trail ou encore une sortie longue. Il permet une bonne récupération musculaire. Ouhlala, 3h après un trail, injouable pour les Galinettes, le délai étant bien trop court… En 3h nous avons tout juste le temps de discuter avec la moitié des traileurs de la course… alors vous imaginez, s’il on ajoute la douche et le repas, nous ne seront opérationnelles qu’après 5h minimum, et encore, après, il faut rentrer… Ce dernier point est d’ailleurs la chose la plus rapide pour nous. En effet, Perrine, au volant de sa BMW série 1, ne fait pas dans la demi-mesure, elle conduit à l’image de sa façon de courir dans les descentes… vous n’avez pas intérêt à vous trouver sur son chemin, ici encore…  Revenons au compex en mode récupération… Si comme les Galinettes, ce délais de 3h vous paraît trop court, je pense qu’en le faisant le soir, l’efficacité est tout aussi réelle. Après tout, cela dépend de la plage sur laquelle vous programmez votre séance. Je parle de plage d’intensité, pas de la mer les amis… Vous vous imaginiez déjà au bord de l’eau, avouez !!

Comme vous l’avez compris, à la lecture de cet article, le compex revêt plusieurs avantages, il peut s’utiliser de différents façons en fonction de la période à laquelle vous vous situez dans votre cycle d’entrainement (préparation ou récupération). En terme de prévention, rien de vaut d’habituer vos articulations, notamment vos chevilles, à l’entrainement, sur les sentiers bien techniques comme nous avons en Provence… mais si vous habitez en région Parisienne, comme une des 2 galinettes et Antoine Allongue, où encore comme notre petite Anne à Lille, là où les cailloux sont inexistants, ce mode peut trouver toute son utilité pour renforcer vos chevilles ?! Le mode anti-douleur, je ne souhaite évidemment à personne… même pas à nos adversaires directes du challenge des trails de Provence, car avant d’être adversaires, elles sont aussi des copines, avec lesquelles on rigole bien ;-)

Un grand merci à Pascal Bambi, pour son témoignage et ses explications… mais aussi pour son petit cadeau… voici, en exclusivité pour le Galiblog, les jambes de l’athlète.

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D’ici la fin de l’année, nous vous offrirons les abdos de Thomas Thiebaud, après sa cure minceur, sa compet de marche Nordique dans la vallée d’Aoste… et évidemment après plusieurs mois d’utilisation du compex en mode « préparation gainage » ;-) A suivre.

A + sur les sentiers et sur le Galiblog ;-)

 

 

Une nouvelle rubrique est née : les Galiconseils

Session numéro 1 : JANVIER-FEVRIER 2014

 

Comment utiliser ses bâtons lors d’un ultra-trail ?

Première chose à faire, vérifier l’état de son matériel avant la course. En cas de défaillance d’un ou plusieurs bâtons alors que vous êtes en course, afin de ne pas vous les farcir tout le long, les refourguer à un membre de l’organisation (sources : Perrine à la transgrancanaria 2014, Aline Grimaud à la Gap’en cimes 2013). L’essentiel est de vérifier que ce bâton, soit disant défectueux, le soit réellement, avant de le refourguer à un bénévole (source : la blonde-attitude de Perrine à la transgrancanaria 2014)…

Sur un aspect purement technique, il nous faut faire appel à Aline Grimaud, amie des Galinettes, qui partage ses petits trucs et astuces avec nous. Elle a une technique infaillible, tanquer le bâton directement dans son mollet et non sur le sol, pour justement éviter d’abîmer le bout du bâton… eh oui, les cailloux de notre région sont robustes… il faut faire attention à notre matériel (source : Aline à la Gap’en cimes 2013).

Ca y est, vous êtes parés pour attaquer un ultra en toute sécurité !

Question d’une lectrice du Galiblog : « Je suis en course, mon téléphone sonne, je n’arrive pas à résister à la tentation de décrocher, comment faire ? »

Laurie va répondre à votre question, en tant que spécialiste dans ce domaine.

Tout d’abord, il faut prévoir que, n’ayant aucune volonté, vous allez bien évidemment décrocher. Pour supprimer le problème, demander à un ou une ami(e) de cacher votre portable un peu avant le début de l’épreuve. Pour contourner le problème (d’autant plus sérieux que sur certaines épreuves le téléphone est obligatoire afin de prévenir l’organisation en cas de gros problème), s’équiper d’un kit mains libres dès le départ, afin de libérer les mains et les bras de la contrainte de devoir tenir le téléphone. Ce qui vous permettra de pouvoir également utiliser vos bâtons si vous êtes en pleine ascension ou de vous servir de vos bras pour vous équilibrer lors des descentes. Vous êtes prête, il n’y a plus qu’à appliquer les conseils…

 

Question d’une autre lectrice du Galiblog : « Comment ne pas parler en courant ? »

Nous n’avons pas encore de réponse à cette question… Nous vous tiendrons informé de l’avancé de nos recherches… Nous travaillons actuellement en étroite collaboration avec Sandrine Baron, qui a récemment expérimenté cela, contre son grès, au trail du Ventoux, dimanche dernier… affaire à suivre !!

 

Ne manquez pas le Galiconseil de notre prochain numéro : « Le rôle du compex dans la préparation trail » Notre invité ne sera autre que Pascal Bambi, le champion incontesté de la surcompensation.

 

Ceven’ Trail : Le trail aux Etoiles (58km/2800d+) par Laurie (CR-Photos-Vidéos)

Du Vigan aux Canaries :

Un week-end de Trail à l’Internationale pour les Galinettes de Cadolive !

En ce premier week-end du mois de mars, les Galinettes et Galinours avaient décidé de se séparer… dans le but d’une meilleure représentation. C’est ainsi que ma Galinette s’envolait avec son Galinours Julien pour une semaine aux Canaries afin de participer à la transgrancanaria avec l’advanced race de 83km. De mon coté, je décidais de m’expatrier dans le Gard, au Vigan, pour le trail aux étoiles de 58km avec le Galinours de Juju, Damien !! Un beau week-end en perspective ! Oh ça ne rigole plus là, une Galinette internationale, la grande classe ! Tenue de course choisie : ce sera le rose pour la course… Go Galinettes Go !

Pépé et Juju s’envolent dès mercredi pour les Canaries, tandis que moi je monte au Vigan avec Patrice et sa petite famille le vendredi après-midi. Nous partons avec la pluie et arrivons avec le soleil. Tip Top. Bon ok aux Canaries ils sont en T.shirt… enfin au sud de l’île seulement, au nord il caille apparemment… La route se passe bien, pendant ce temps ma Galinette et son Galinours récupèrent leur dossard… quant à nous, arrivés au Vigan, direction le gymnase pour une petite conférence sous forme d’échanges avec Emmanuel Gault, the Sissi’s boy, suivi de la pasta party. Pour une fois que nous avons le temps de papoter avec Sissi, nous nous en donnons à cœur joie. Eh d’habitude elle est très sollicitée par le team Asics… ce soir c’est plus cool J. L’organisation nous a bien gâtés puisque la pasta party était offerte et de super qualité, merci J. C’est aussi l’occasion de discuter avec Roxane et Aude, coureuses de la région que je connais depuis peu. Après cette petite soirée bien sympa, retour au gîte. Quand le réveil sonne à 8h30 le lendemain, je suis déjà plus ou moins réveillée, ça fait plaisir de ne pas avoir à se lever aux aurores pour aller faire un trail. En même temps, le départ à midi, c’est particulier aussi. On trainasse jusqu’au moment d’aller se préparer, on se ramollit un peu aussi, mais en ce samedi 1er mars, on peut regarder le suivi en live de la transgrancanaria. Sur la course de Perrine et Julien, uniquement quelques hommes et 2 féminines ont passé le premier pointage pour le moment…

Quant à moi, beh hier déjà je n’avais pas l’impression que j’allais faire une course le lendemain et en cette matinée, pas plus ! Oh dans à peine plus d’1h on part pour 58km et 2800 de positif quand même… une fois en tenue, rien n’y fait, je ne réalise toujours pas ! Mais aucune inquiétude, 3 gazelles me mettront très rapidement dans le bain dès le départ ;-). C’est simple je ne connais pas les filles présentent sur le 58km, à part Véronique Chastel, bien connue dans le petit monde de l’ultra. Sissi, qui sort de gastro fait le 21km… comme elle connait les filles de la région, elle m’a déjà briefée ! « Laurie, Nathalie elle est costaud, elle gagne énormément de courses dans la région, c’est une guerrière, elle vient pour gagner ». Ok Sissi, il va falloir que je me programme en mode guerrière moi aussi alors… parce que chez moi, ce n’est pas vraiment naturel, je n’ai pas le mental d’acier de ma Galinette. Donc 1ère résolution, je coupe le téléphone, 2ème résolution, je ne parle pas. L’aprèm s’annonce compliqué ;-)

C’est parti pour un petit échauffement dans les rues du Vigan, soudain au loin, j’aperçois Damien, alors je crie « Galinooouuurrsssss ». Nous partons pour quelques foulées avant de rejoindre le départ.

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Nous nous plaçons devant avec Patrice et Galinours. Je suis à côté de la fameuse Nathalie. Patrice me la montre et me dit, « tu la vois, tu la colles et tu ne la lâches pas, tu peux la tenir ». Ok, bon en même temps je ne sais pas ce qu’elle vaut et je ne savais pas non plus que j’allais courir comme une dindasse… une dindasse farcie même. Le départ est donné sous les roulements de tambours. Les traileurs partent comme des fusées. Les 1ers kilomètres sont roulants avant d’attaquer la colline… ça part sur une allure de fractionnés et personne n’est réellement échauffé puisque nous avons fait le traditionnel tour de ville au pas, en suivant les tambours… 3 féminines partent comme des avions, Véronique et Nathalie évidemment, mais aussi une autre, qui s’appelle Maud. Oh elles sont « bouillantes ». Je m’accroche un tout petit peu mais au bout de quelques minutes, j’ai mon cardio qui monte à 180 et le souffle très court. Je ne saurais vous dire à quelle vitesse nous étions, mais ça me paraissait monstrueux, du moins pour un départ à froid. Je les vois s’éloigner en mode « fast and furious », à la file indienne, la 3ème courant dans la foulée de la 2nd et la 2nd dans la foulée de la 1er…. Je suis impressionnée de constater à quel point elles sont déterminées. Je me dis aussi qu’avec un départ comme cela, soit elles sont vraiment costauds, soit il y en a qui vont lâcher… en toute lucidité je penche plutôt pour ma première hypothèse. A ce niveau, elles savent ce qu’elles font, et perso je ne me permettrais pas de partir comme cela si je me savais incapable de tenir la cadence. Nous ne tardons pas à entrer dans le vif du sujet avec une première montée. J’ai tellement explosée cardiaquement, qu’il faut que je fasse redescendre le rythme, tout en essayant de ne pas trop lambiner, ce n’est pas simple. Le sous-bois est magnifique, avec en plus le soleil qui passe entre les arbres. Le terrain est un mélange de pierres roulantes et de branches d’arbres tout aussi instables, le tout, recouvert de feuilles mortes et d’écorces de châtaignes… on ne voit donc pas ce sur quoi on met les pieds… ça risque de ne pas être simple dans les descentes si c’est comme cela. Au fur est à mesure que nous montons, la fraicheur se fait ressentir, arrivés sur la crête, un petit vent nous rafraichit, les paysages commencent à se dévoiler à nos yeux. Des collines à perte de vue, c’est très beau. Je cherche la mer mais ne la trouve pas ;-). Une petite descente technique puis de nombreuses petites remontées se succèdent en single. Ce ne sont pas des côtes franches comme chez nous, en Provence, mais plutôt des portions roulantes suivies de « coups de cul ». Quand je dis roulant, ce sont des portions qui montent mais sur lesquelles tu peux courir et moi ce n’est pas mon point fort…. et encore moins aujourd’hui apparemment… j’ai déjà les muscles des jambes qui tiraillent un peu (nous n’avons pas fait 10km, ça promet…). Je sais que je ne suis pas loin de la 3ème féminine puisqu’on me le dit à plusieurs reprises. Soudain je débouche à une intersection et j’entends un signaleur (ou un randonneur) qui crie pour remettre dans le bon chemin un petit groupe de 3 coureurs avec la fille qui me précédait, Maud. Elle a du se perdre, allez quoi, une minute à peine, mais elle est toute renfrognée, elle me fait penser à moi au trail de la Galinette quand j’avais perdu la trace. En toute sympathie, je m’arrête pour la laisser reprendre sa place devant moi et je lui demande si elle a perdu beaucoup de temps…. Je n’ai pas très bien compris sa réponse, tant pis, elle était visiblement très énervée. Je la suis de près puis à distance tout à fait respectable, elle est plus à l’aise que moi sur ces portions roulantes. Oh qu’est-ce que je me traine aujourd’hui, j’ai la légèreté d’un mammouth… même dans les descentes mes appuis sont lourds et ça fait des gros bruits à l’impact… Nous n’avons pas encore fait 20km, je sais que vais morfler aujourd’hui, alors je mets direct l’i.pod dans les oreilles et on y va, go Galinette go. Je repense à ce que m’avait dit ma Perrinette en milieu de semaine, juste avant son départ pour les Canaries, quand je lui avais fait part de la concurrence, avec les infos que l’on m’avait données. Elle m’avait dit, « Laurie tu t’en fous, en montée tu es béton en ce moment, en descente tu les enrhumes comme d’hab et sur le roulant tu as bien progressé depuis que tu es à Paris, je ne me fais aucun souci pour toi ». Elle ajoute « Et puis si elles sont tenaces, tu n’as qu’à les pousser dans un ravin, personne ne connait les Galinettes dans le Gard, elles ne se méfieront pas les filles ». Non je plaisante bien sûr !!! Effectivement, vu de la sorte… je ne peux que gagner ;-) La réalité est évidement tout autre.

Ah enfin nous attaquons LA difficulté du parcours, qui pour moi fut une simple formalité (je sais, ça fait bouffonne ;-)), j’aurais tant aimé qu’il n’y ait que des portions comme celle-ci. A l’issue de cette ascension, nous arriverons au point culminant du parcours. En attendant la vue est déjà sublime au fur et à mesure que nous prenons de la hauteur, c’est grandiose. Les mains sur les cuisses, parfois une main au sol pour grimper, je fonce vers la Maud, je me calle derrière elle pendant 30s puis je la dépasse. Je me surprends à être d’une facilité, et pour une fois, d’une légèreté… incroyable, c’est énorme. Si je réfléchis bien, c’est logique, j’ai fait une grosse session montagne la semaine dernière avec ski le matin et footing droit dans les pistes de ski ou dans la poudreuse en fin de journée, normal que j’ai les quadris de mon idole, Aline Grimaud ;-).

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Au plus nous grimpons, au plus le vent souffle, je mets mon coupe-vent tout en continuant à monter. Nous commençons à passer sur quelques endroits de neige et puis ça y est nous y sommes, en plein dans la neige. Impressionnant tout ce qu’il est tombé… C’est alors que je transgresse la consigne de ma Galinette, que j’oublie momentanément ma résolution n°1, c’est plus fort que moi… je sors mon téléphone… pour une petite vidéo, pour vous faire partager ce moment extra de la course !! Je n’ai pas pu résister. Au plus on monte, au plus il y de la neige. Je double encore un monsieur qui me dit « la 2ème est juste là ». Trop chouette. Au sommet, la vue est sublime, toujours avec ces collines vertes à pertes de vue. J’ai un immense sourire aux lèvres, trop contente d’être là. Les bénévoles au pointage m’indiquent que la 2ème est à 300m devant… yess, en plus ça redescend, bon c’est quand même bien glissant avec la neige… Passage au ravito avec toujours un grand sourire, les gars ont l’air vraiment déçu que je ne m’arrête pas, je veux rattraper la féminine devant et j’y crois… un peu comme quand Thomas Thiebaud croit qu’il va finir à moins d’une heure de moi au trail de Mimet… Je réfléchis rapidement, oui oui ça m’arrive : si j’arrive à sa hauteur, que je la pousse dans la neige, elle ne se fera pas mal, c’est souple, je ne risque pas de compromettre sa saison et je peux lui grappiller plusieurs minutes, bonne idée non ?!… Ahah l’humour à la Galinette, si vous ne le connaissez pas encore, bienvenue, je n’en pense pas un mot, vous savez bien que je suis du style à taper la discute à la première venue et à l’encourager si besoin. Bref retour à la descente. Une fois la neige passée, nous entrons dans le sous-bois, une descente du même style qu’au trail des Maures, celle où je me « placardais en ricochant d’arbres en arbres » sauf que là on voit encore moins les pierres et les branches tellement il y a des feuilles mortes au sol. Pour le coup je ne suis pas très à l’aise. En plus je suis seule et ce n’est pas du tout évident de repérer le balisage car le sentier n’est pas franc du tout. Je dois donc lever les yeux en permanence pour repérer les rubalises dans les arbres. Au passage, chapeau à l’organisateur pour le balisage, vraiment au top ! Ma Galinette si tu m’avais vu, tu ne m’aurais pas reconnue. Alors soit tu m’aurais crié dessus « qu’est-ce que tu fous Laurie, allez goo » soit je t’aurais fait pitié. Tu sais, j’étais comme à mon retour du jour de l’an, lors de la sortie calanques avec le MTC, fatiguée, où tu m’avais dis toi-même que je n’avais pas le pied sûr… et ben c’était cela aujourd’hui, avec en plus la lourdeur de l’hippopotame, quelle angoisse. La 2ème a du me prendre un peu d’avance… et encore ce n’est rien comparé à ce qui m’attend… une longue longue mais longue portion de piste forestière en faux plat qui alterne montant et descendant (moi qui m’attendait à une belle descente bien raide, c’est raté). Un gros moment de solitude pour moi, qui a duré 8km, c’est simple du 24ème au 32ème , soit une éternité pour moi, je ne faisais que regarder ma montre. D’une part je me traine comme jamais, j’ai les jambes qui tirent au niveau des fessiers et des ischio-jambiers dès que j’essaie d’allonger la foulée et d’autre part je m’ennuie sévère. Je me mets à tirer une de ces gueules et à râler. Dans le milieu du trail, personne ne me connait comme cela, pour la simple raison que cela ne m’arrive jamais, j’ai toujours le sourire. Ce visage là, peu de personne le connaisse. Mon chéri le voit parfois, d’ailleurs quand je suis comme cela, il évite de me contrarier ;-). Un monsieur est à côté de moi alors je commence à déverser mon désarroi sur lui, le pauvre, à coup de questions bidons « est-ce que ça va être longtemps comme ça… je m’ennuie… ». Moi qui n’avais quasiment pas parlé de toute la course (un exploit), je l’ouvre pour me plaindre, c’est l’halu. Nous passons dans des petits villages, qui sont très jolis, très typiques de la région, un peu comme aux Templiers. C’est chouette mais il y a souvent des longues portions de route, et avec la lourdeur de ma foulée hippo du jour, ça tape sec dans les jambes. Ce n’est pas une partie de plaisir, croyez-moi. Je me demande comment la 4ème ne parvient pas à me revenir dessus. Quant à la 2ème, elle doit être désormais bien loin. Ravito du 30ème kilomètre où je recharge rapidement ma poche d’eau puis direction le 41ème kilomètre pour le prochain ravitaillement. Nous repassons sur du single, plus sympa et un peu plus technique aussi, mais là encore beaucoup de roulant en comparaison de ce que l’on a chez nous dans les Bouches du Rhône. C’est sûr, pour quelqu’un qui ne connait pas le trail, ça monte bien et ça descend tout autant… mais pas pour moi. Toutefois, je me fais davantage plaisir que sur la partie précédente mais je le sens bien, je ne suis plus du tout dans ma course. Je ne sais pas vraiment où je suis d’ailleurs, je me languis de rentrer sauf qu’il reste encore la moitié à faire (enfin légèrement moins, à 5km près). Je me laisse aller à mes pensées. Je pense à Julien et à ma Galinette qui doivent être entrain de ricocher d’une roche volcanique à l’autre sur un terrain hyper exigeant. A cet instant précis, je me prends une pierre dans le pied. Ce n’est pas ma première maladresse du jour, mais là je vois le sol arriver très très vite, alors j’enroule sur le côté à la judoka cette fois-ci (et non à la gymnaste) pour une belle roulade, mon triceps s’étant transformé en amortisseur pour l’occasion…. Oh cela ne m’empêchera pas de continuer à courir comme si de rien n’était… le mec derrière, voyant que tout allait bien, me dis « dommage que je ne t’ai pas filmée », oui effectivement !

Nous traversons encore de beaux passages que j’aurais du davantage apprécier. Des sous-bois ombragés qui nous font longer et traverser des cours d’eau, des fermes, des ruines. Mais aussi des sentiers en balcon, avec, s’élevant devant nous et plus au loin, des roches érigées en direction du ciel, taillées par l’érosion, un peu comme l’on retrouve dans les Causses. Une jolie partie mais bon j’ai toujours mal aux jambes. Vraiment je ne comprends pas pourquoi je me sens autant pachydermique. Je pense avoir trouvé la réponse… Ohoh j’ai eu 58km ? soit 7h30 pour y réfléchir… Finalement cela fait un mois que je n’ai pas couru au sens premier du terme. C’est simple, depuis le trail de la Galinette… une semaine de récup dont j’avais bien besoin, suivi d’une semaine de grippe qui m’a mise HS. 2 sorties le week-end avec le MTC et ma Galinette puis une semaine au ski où mes sorties de course s’apparentaient davantage à de la marche vu les dénivelés et enfin une semaine avant la course pour faire du jus… oui effectivement c’est maigre pour le type d’effort que je demande à mon corps, à ce moment même, pendant 58km… bon maintenant j’y suis et il faudrait que je sauve les meubles en accrochant cette 3ème place quand même, je ne me pardonnerais pas de la laisser filer. Je me force à relancer, à courir, je pense à ma guerrière de Galinette, mais je le sais bien, je ne ressemble à rien. C’est évident, « je n’ai pas assez travaillé en surcompensation sur la plage d’intensité comprise entre l’endurance et le seuil aérobie. Sans compter le manque de PPG en mode VMA avec le compex en utilisation antagoniste… » mdr. Ce n’est pas Aline qui va me contredire ! ;-) en fait, je n’ai pas du tout travaillé sur la plage tout simplement ;-) je crois que c’est cela qui m’a le plus manqué, hihi. Vous ne comprenez pas ? C’est normal, c’est un petit truc entre nous, une sorte de clin d’œil. Que c’est dur d’être prof de ballon, on réfléchit trop.

Ravito du 41ème kilomètre, au passage un accompagnant me demande où est Maud, franchement je n’en ai aucune idée. Je trace vers la montée, j’ai beaucoup moins mal aux jambes quand c’est plus raide et quand je peux marcher. Lorsque nous débouchons sur les crêtes, c’est juste sublime. Les collines à droite, à gauche, devant, le soleil qui décline progressivement et nous réchauffe le visage de ses derniers rayons. Parfois j’ai un peu de mal à voir le relief sur la crête car le soleil fait mal aux yeux puisqu’il se positionne de plus en bas. Il doit être aux alentours de 17h30, nous avons encore une bonne heure avant la nuit. La descente est vraiment sympa, le dernier ravitaillement approche, km 47. Je prends juste un peu d’eau dans ma petite gourde souple salomon, histoire de ne pas trainer. La dernière remontée nous permet d’apprécier le coucher de soleil, c’est magnifique… allez encore une petite vidéo, qui part du coucher de soleil pour se transformer en autodérision tellement je suis à la ramasse, je me moque de moi. Ensuite j’en profite pour me couvrir, la nuit ne va tarder à tomber et la fraicheur avec. Je place également ma frontale, au moins c’est fait. La descente, super bien comme je les aiment J, j’envoie avec le style Galinette (il était temps) mais sans crier (normal ma Perrinette n’est pas là pour faire écho) et je me surprends à avoir de bonnes sensations, allez savoir pourquoi… je retrouve la patate ! Et ce, même une fois arrivée en ville sur le goudron. Sur ces nouvelles portions de relances, je me mets à courir réellement avec ma vraie foulée de Galinette, que je n’avais trouvé à aucun moment auparavant depuis ce midi (ce n’est pas trop tôt !) mais je sens que mes muscles forcent, d’ailleurs je ressens une vive douleur vaguement localisée tout en haut du mollet, de type contracture (en fait ce sera au niveau du bas de l’ischio). Je sais que dès demain, il faudra que je soigne ça. Pas bien méchant mais une petite semaine sans courir avec les soins kinés…

Il reste environ 6km, entre ville et chemins de terre, pour rallier le gymnase. Il fait nuit, j’ai allumé ma frontale, je suis avec un petit groupe de coureurs. Soudain nous perdons la trace, partons à gauche au lieu d’aller tout droit. Le temps de « jardiner » un peu, en pleine nuit, nous retrouvons le tracé au bout de 3min environ. Et là go galinette jusqu’à l’arrivée. J’ai un rythme correct à ce moment là mais je pense à la course que j’ai faite, celle que je suis entrain de terminer, certes à la 3ème place… mais qu’est-ce que j’ai mal couru. Pour rester dans la famille des Galinacés, j’ai été à la hauteur d’une pintade, farcie ou pas, cela ne change pas grand-chose finalement. Franchement je ne mérite pas cette place là, aux côtés de très belles athlètes. S’il y a avait eu un plateau féminin plus dense, j’aurai été reléguée plus loin derrière. Mais attention, je suis enchantée de cette 3ème place, un podium au scratch c’est toujours trop chouette !!! J J C’est juste que bien souvent, même si on fait un moins bon résultat mais avec de bonnes sensations, on est plus content de soi. C’est ainsi que je franchis la ligne en 7h31, à 15min de Véronique Chastel et à un peu plus de 30min de Nathalie Henriques. Bravo Nathalie, respect, tu as fait une sacrée course du début à la fin.

Un petit mot au micro, enfin j’y suis restée un moment à raconter ma vie.

IMG_3481              IMG_3483  Puis la douche, pas froide mais glaciale. Où j’ai pu faire la connaissance des 2 premières féminines… Ben quoi, je n’ai pas pu leur parler pendant la course, il faut bien que je me rattrape ! Véronique confie qu’elle n’a pas fait une belle course. Effectivement je finis uniquement à 15min d’elle en ayant couru comme une dinde… en effet, elle n’était pas dans un grand jour elle non plus, ça arrive. Sortie de la douche, petit débriefing de nos courses avec Sissi qui termine 2ème du 21km devant Aude, toujours au top la Sissi, bravo à toutes les 2… enfin petit débrief… nous avons discuté un moment, à tel point que Patrice m’a appelé pour savoir où j’étais. Bon ce n’est pas tout mais il faut que j’aille manger maintenant… le temps de boire une bière et de discuter (encore) avec d’autres personnes tout en me dirigeant vers le coin repas, qu’ils annoncent le podium… Oh mince, tant pis, je mangerai plus tard. Patrice hallucine « eh ben heureusement que tu ne connais pas grand monde ici ! »

C’est à mon tour de monter sur l’estrade, Roxane arrive à cet instant même, contente de sa course et avec une victoire dans la catégorie en poche, super. Encore un petit mot au micro, j’en profite pour faire l’éloge des trails en Provence et pour dire un peu n’importe quoi. Le speaker sous-entend que je dois être contente de faire le podium avec de telles athlètes… Alors je lui réponds, « ah ok, je ne suis pas une vraie athlète, d’acc je sors » ;-). Photos souvenirs puis c’est au tour de Patrice de faire son podium scratch, 3ème en 6h04, derrière Manu Gault qui l’emporte. Super Patrice, félicitations. Bravo à Damien aussi, Galinours finit 7ème en 6h24 et donc 2ème sénior pour le podium. Une fois de plus nous sommes gâtés par l’organisation. Un panier garnit monstrueux, une paire de basket, le trophée du trail aux étoiles… Déjà que tous les coureurs avaient eu le T.shirt et les manchettes… Bon je n’aurai fait ni l’étoile filante, ni l’étoile montante… mais j’aurai au moins représenté, la chaîne de l’étoile, notre massif à nous ;-)

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Ah je peux enfin aller manger avec le groupe d’Aix Athlé, Nathalie qui gagne le 21km dans sa catégorie, Coraline, Eric et Jean-Pierre. Enfin quand je dis manger, c’est entre 2 texos, entre 2 notifications facebook et le regard rivé sur le live des Canaries que je me ravitaille avec les délicieuses lasagnes. En effet, ma Galinette est entrain de s’imposer à la 6ème place de scratch féminin, tout simplement énorme. Nous sommes tout excités avec Damien. Le team Galinettes/Galinours cartonne. Du coup je fais le boulet parce que tout le monde m’attend pour rentrer, il est déjà 22h, en plus je dois aller changer la paire de chaussures que j’ai gagnée au stand, bref sans commentaire. Retour au gîte, je fais plus amplement connaissance avec Coraline, nous avons discuté et geeker jusqu’à minuit passé. Pépé, elle est pire que nous, elle parle autant que toi et moi réunies, t’imagines un peu, une catastrophe. Nous nous sommes même réveillées en pleine nuit, pour aller aux toilettes et du coup nous avons, par la même occasion, encore un peu discuté avant de nous rendormir… un sketch ! Et c’est à ce moment là qu’un éclair de lucidité traversa mon esprit, entre 3 et 4h du matin donc « Oh mince, je n’ai pas arrêté ma montre » je la récupère illico dans mon sac, elle s’est déchargée, plus de batterie… la devise du jour pourrait être « Laurie : boulet un jour, boulet toujours ». Tu vois Sissi, à côté de moi, tu es au top toi ;-)

Si j’ai un petit bilan à faire de ce week-end de trail. Un très bon week-end avec the Mamet Familly et Aix Athlé, merci pour votre accueil, vous êtes au top. Toujours de beaux moments avec les traileurs. Des bénévoles très gentils, chaleureux mais aussi courageux (sur les crêtes ils devaient avoir très froid). Un rapide point sur le parcours, un bilan contrasté, avec des points de vue superbes, des sentiers qui le sont tout autant mais de trop longs moments trop roulants pour moi avec des passages de pistes forestières pas top. Sur ma course, je suis contente de ce podium mais pas fière de moi et de la performance réalisée, tout simplement. Tu vois Yannick, je t’avais dit de ne pas me pronostiquer en 2 sur kikourou, remarque sur un malentendu cela aurait pu marcher… ;-) Aujourd’hui ce n’était pas jouable. Toutes les expériences sont bonnes à prendre et ce qui m’importe c’est vraiment tout ce qu’il y a autour de la course. Ce week-end, en l’occurrence, de nouvelles rencontres toujours dans la convivialité, la découverte d’une belle région, les Cévennes, que je ne connaissais pas, une organisation qui a assurée, un esprit trail comme il se perd parfois mais plus que jamais présent ici au Vigan. Un seul petit regret, celui de ne pas avoir été dans les meilleures dispositions, pour profiter davantage et pleinement pendant la course !

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Et que dire de la performance de ma Galinette aux Canaries !! Je n’aurai tout simplement pas les mots pour le décrire tellement c’est énorme ce que tu as réalisé. Cela, d’autant plus quand tu me racontes tes péripéties, que je te laisse le soin de relater dans ton premier vrai CR. Je suis vraiment fière de toi ma Galinette et aussi très heureuse pour toi pour cette magnifique course que tu as réalisée ! Maintenant, savoure-la comme elle se doit. Aline, Perrine te détrône, elle est devenue ma nouvelle idole ;-) je vais changer les posters dans mon studio à Paris… lol lol Julien, on ne t’oublie pas, ne reste pas dans l’ombre de ta Galinette. Tu as terminé une magnifique épreuve, tu as joué le jeu en « t’envoyant » dès le début, certes un peu trop, mais n’apprend-on pas de ses erreurs… tu vas être au top pour la TDS. Tu n’as pas le choix de toutes façons, parce qu’avec notre trio de choc Aline-Pépé-Laurinette, tu ne vas pas faire le petit joueur !!!!!

Les résultats de ce week-end de Galitrail en résumé : Au final, 3 podiums sur 4 pour le team Galinacé! On est bien les jeunes, c’est ça le Galipower ;-)

Galinours 1 au Vigan : 7ème au scratch – 2ème sénior

Galinette 1 au Vigan : 3ème scratch

Galinours 2 aux Canaries : 11h15 – 47ème au scratch

Galinette 2 aux Canaries : la Galiultra à l’internationale : 12h05 – 72ème et….. 3ème dans la catégorie des M30 en Espagne qui correspond à la catégorie sénior en France !!!! Enormissime !

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Et rendez-vous pour de nouvelles aventures… Bientôt le Galinoff dans le massif de l’Etoile, ça va être une tuerie, venez nombreux ! Nous vous communiquerons la date dès que nous l’auront définie !!!!

Ah j’oubliais, si par hasard, quelqu’un a un dossard pour la Sainte-Victoire, je prends, sinon je vais trop manquer à Sandrine, Agnès et Karen… alors, pensez à elles surtout ;-). Je vous l’avais dit, « Laurie : boulet un jour, boulet toujours ».

Les vidéos sont ici: cliquer sur le lien youtube:

Vidéo 1: http://www.youtube.com/watch?v=WxHbbZV9Ggg

Vidéo 2: http://www.youtube.com/watch?v=7CPUcCvqwCc

Les photos sont ici: cliquer sur le lien picasa: https://picasaweb.google.com/110795538990699711789/TrailAuxEtoiles201402#

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