Présentation Gali-Laurie 2018 – Team Endurance Shop 13

Hier c’était galinette Perrine qui se confessait… aujourd’hui, place à la plus petite des deux… mais pas moins bavarde et bruyante, Laurie Présentation Gali-Laurie 2018 - Team Endurance Shop 13 1f609 ;-)
Une petite boule d’énergie et de bonne humeur ! C’est partiiiiiiii

« Laurie Atzeni, alias galinette, je fais beaucoup de bruit sur les courses en Provence, avec mon double, Perrine…
Sportive à tendance boulimique et gymnaste à la base, j’ai 33 ans, je suis professeur d’EPS. J’ai pris un coup de vieux cette année… Je vais courir ma 5ème saison sous les couleurs du Team Endurance Shop 13 ! Wahou, quel courage de renouveler les galinettes…. Patrice, Nicolas, Pascal, vous faites dans le social? C’est sympa pour nous, merci 1f609 ;-)
Avec la chance d’avoir des sponsors top qualité qui ont investi beaucoup dans le team. Un immense merci à Salomon, Suunto, Bluetens, Authentic Nutrition, AZR, Xsocks et évidemment aux magasins Endurance Shop Aix, Marseille et Martigues.

1- Un mot qui te définit ?
Boute en train

2- Un point fort ? Un point faible ?

-Point fort : mon débit de parole à la minute pendant les courses… ou encore mes galividéos 1f609 ;-)  Plus sérieusement, je dirais ma « polyvalence relative »
-Point faible : je n’en ai pas, je suis parfaite non?!… la devise des galinette n’est-elle pas « si tu veux frôler la perfection, passe à côté de moi »
Sans blague, ce serait mon trop petit mental… je ne sors pas assez de ma zone de confort. Alors certes, avec les années, je progresse, mais ce n’est pas encore ça!

3- Qu’as-tu ressenti quand on t’a proposé de faire partie de l’aventure team endurance shop 13
pour les saisons 2018 et 2019?

« Mais vous êtes fous, vous voulez encore des galinettes ? » 1f609 ;-)
Non juste ravie de la confiance renouvelée!

4- La course de tes rêves ?

C’était l’UTMB… j’ai eu la chance de pouvoir le courir cette année. Il va falloir que je me trouve une autre course-rêve 1f609 ;-)  En écrivant cela, je viens de trouver… une course par étape au Népal, ça me ferait bien vibrer !!

5- Un projet dans les années à venir ?

Revenir à la Réunion pour faire la diagonale des fous, mais dans de bonnes conditions cette fois-ci. Ne pas arriver la veille et ne pas l’enchaîner 6 semaines après un UTMB… Pour voir ce que je suis réellement capable de faire. Mais ce n’est pas pour tout de suite… et d’ici là, j’aurai peut-être un autre projet en tête.

6- Le moment, dans ta vie de sportive, que tu n’oublieras jamais?

Ma vie de sportive commence à être longue, les souvenirs inoubliables s’accumulent, mais tous tournent autour d’une même valeur, le partage d’émotions… j’en ai 3, je ne peux les départager, ils font la personne que je suis aujourd’hui.
-Mon arrivée de la CCC, mon premier ultra, avec Perrine et Aline, c’était en 2014. Une semaine folle et une course à l’identique… plongée dans l’univers de l’ultra pour la première fois… comme déconnectée du monde 1f609 ;-)
-Mon UTMB 2017, partagé avec mon chéri, complètement extérieur au milieu du trail, qui m’a fait l’assistance durant toute la course et qui a hyper bien géré. De grands moments à chaque point d’assistance 1f609 ;-)
-Ma diagonale des fous cette même année, pour le dépassement de soi et l’aventure humaine vécue, que j’ai partagée, pour une part, avec Maud Gobert.

7- La ou les performances dont tu es la plus fière ?

L’enchaînement UTMB-Diagonale des fous cette année… sans anticipation (pour la diag)! Les performances dans chacun de ses 2 ultras ne sont pas une satisfaction en soi pour moi. Sur l’UTMB, ma douleur au pied m’empêche de finir la course comme j’aurais aimé la finir… il y a au moins 1h à gratter sur mon chrono final, de 32h30 et quelques. La diagonale des fous, pour des raisons évidentes de fatigue générale. Mais avec le recul, quand je me remémore avoir déjà les jambes lourdes au départ, dès les premiers kilomètres de bitume, j’en viens à me dire que la performance est énorme… et qu’arriver un ou 2 jours avant sur l’ile, aurait changé beaucoup de choses à cette course. Et en même temps, je n’aurais pas voulu vivre les choses autrement sur cette diag ( 1f609 ;-)  Maud ! )

8- Un regret ?

Pas vraiment de regret… je trouve ce sentiment inutile. Après, en allant chercher un détail, ce serait ne pas avoir su outre passer ma douleur à l’aponévrose sur l’UTMB, « ma course ». Avoir écouté cette douleur et avoir ainsi levé le pied, au sens propre comme au figuré pour le coup 1f609 ;-)

9- La course à pied pour toi, en un mot ?
TRAIL = PARTAGE

10- Objectifs majeurs en 2018?

Et bien, pour une fois, je n’en ai pas! Enfin, pas au sens de cette question… mon objectif majeur cette année, c’est m’amuser sur des courses que je choisirai au fur et à mesure de la saison. Attention, je m’amusais déjà avant… alors cette année, ça promet… 1f609 ;-)
Je serai au trail de la galinette parce que c’est the place to be en janvier… Cadolive, capitale du trail 1f609 ;-)  et que je veux taquiner Caroline Chaverot au départ… durant la course, je sais très bien qu’elle sera loin… derrière moi! 1f609 ;-)

11- Si j’étais un animal, je serai un caméléon ou une pie… parce que galinette, j’en suis déjà une 1f609 ;-)  Si j’étais un film, je serai plutôt un dessin animé du style « les bisounours ». Pour une chanson, « beautiful life » de Lost Frequencies me conviendrait assez! »

« Bonus : Pour suivre les galinettes, rdv sur notre page Facebook ou sur notre blog galinettes.unblog.fr ou encore sur la chaîne Youtube « laurinette a » qui centralise toutes nos galividéos!! »

Notre rubrique présentation est désormais terminée. Pour suivre l’actualité du team, il suffit de liker la page. Régulièrement les CR et les photos des courses auxquelles nos coureurs participent sont publiés sur cette page! Retrouvez aussi le team endurance shop 13 sur Instagram 1f609 ;-)
Nous vous souhaitons un bon bout d’an! Rdv en 2018 pour de nouvelles aventures 1f642 :-)

Le GaliCR de la diag de GaliLaurie

La lecture du soir?… lé la le CR de la galinette Laurie, revenue de la Réunion!! Une fin de saison bien remplie avec l’enchaînement UTMB-GRAND RAID, elle nous raconte sa gali-aventure, partagée avec Maud Gobert.

« Jeudi 19 octobre 2017, il est bientôt 22h, je suis sur la ligne de départ de la diagonale des fous, en compagnie de Damien, Irina et Stephan, entourée de plus de 2500 participants… une pensée me traverse l’esprit, elle me fait sourire : « mais c’est complètement fou d’être ici, comme parachutée au milieu de cette foule… 6 semaines après l’UTMB, tout c’est enchaîné si vite. Une seule idée en tête, profiter de ce que je vais vivre. Ce sera difficile mais qu’importe c’est mon défi, enchaîner l’UTMB et la DIAG »

Je sais, déjà depuis plusieurs jours, que ce que je m’apprête à faire sera compliqué. Je suis encore sur la fatigue générale de mon UTMB (et oui je ne suis pas Andrea Huser, l’enchaînement d’ultra ne s’improvise pas pour tout le monde ;-) ), et mon arrivée à la Réunion, la veille de la course, n’aide pas ma petite forme générale… Samuel Bonaudo m’a donné quelques conseils pour gérer ces quelques semaines entre ces 2 plus gros ultra au monde.
Ce défi n’était pas du tout planifié. En effet, j’avais un dossard sous le coude, proposé par l’organisation, que je ne pensais pas vraiment utiliser… mais une dizaine de jours après l’UTMB, mon chéri me dit « Pourquoi tu n’irais pas à la Réunion? Tu récupères bien et tu fonces!! » Le genre de chose que l’on ne dit pas 2 fois à une débile de galinette ;-) Et me voici partie :-)

Evidemment je dois négocier des jours à mes chefs d’établissement, qui me laisseront « manquer » 2 jours de cours, pour les rattraper à mon retour :-)
Je saute dans l’avion mardi soir, en compagnie d’Amandine et Mathieu. Mercredi, nous arrivons sur Saint-Denis, le temps de récupérer une voiture, de traverser l’île et de rejoindre Damien, je récupère mon dossard vers 10-11h, le départ de la course est le lendemain à 22h… on est large ;-) Au passage on croise Sandra Cochini, pour un moment de « déconne », c’est top!

L’après-midi est consacré aux préparatifs du sac, le lendemain sera consacré à l’engrangement de sommeil (je suis tellement en déficit), avant d’aller rejoindre le départ en fin de journée.
Je veux juste terminer cette course… En moins de 40h, je considèrerai mon enchaînement UTMB-DIAG réussi. En plus de quarante, il le sera aussi, mais je me connais, je serai forcément un peu déçue.
Abandonner : sauf fracture ouverte, rien ne m’arrêtera ;-) Je veux juste dire que je suis très déterminée.
Je pars sur un plan de course en 37h30 car sans UTMB dans les pattes, c’est ce que j’aurais visé… et puis ce plan de course c’est surtout pour avoir une idée de ce que je dois prévoir de recharger en eau et en ravito, mais aussi pour les bénévoles de l’association Gaspar l’Effet Peï, qui nous assistent sur ce grand raid. C’est une chance incroyable d’avoir des équipes qui prennent soin de nous sur la moitié des postes de ravitaillement d’une telle course.

Jeudi 20h30, nous sommes dans le sas élite avec Damien et Irina. Comme à mon habitude, je m’amuse à titiller les vrais champions avec ma caméra Garmin VIRB. Il y a un monde fou. Mais nous, nous avons la chance d’être dans ce sas de départ privilégié, plus au large et bien plus tranquille. Un bisou à Sandra et aux collègues de Gréasque pas loin de nous, que c’est déjà bientôt l’heure d’aller se placer sous l’arche de départ.
21h45, nous sommes tous positionnés sur la ligne de départ. L’ambiance monte grâce à Ludo qui chauffe les coureurs et le public. La tension se lit sur les visages, tout le monde plonge son esprit dans l’aventure qui va commencer. Comme je le disais en intro, moi je me sens parachutée au milieu de la foule, je profite de l’instant présent, je me sens juste à ma place!
Et puis c’est le départ, nous nous élançons dans les rues de Saint-Pierre, au rythme des cris et applaudissements du public, c’est énorme. Jusqu’au 15ème kilomètre (Domaine Vidot), moment où nous quittons le bitume, l’ambiance des supporters est folle. Il faillait partir un peu vite afin d’éviter les ralentissements liés à l’entrée dans les champs de cannes à sucre et donc au rétrécissement du chemin.
J’ai, depuis les premières foulées sur le bitume, les jambes hyper lourdes, comme ankylosées. Je ne peux m’empêcher de faire le parallèle avec le trail de Bourbon l’année dernière, où avec Audrey, nous avions pris un départ bien plus rapide que celui-ci et où j’avais la sensation de voler… aujourd’hui, sans surprise, il va falloir faire avec le peu de moyens que j’ai.
Dans les ravines le long des cannes à sucre, je suis complètement collée. Je m’étais tellement préparée à avoir ces sensations là, que je ne suis même pas dégoutée de les avoir… ce sera dur mais j’irai au bout. Je réalise que c’est quand même chaud de se dire ça dès les 20 premiers kilomètres d’une course qui en fait 165 !! Bref, c’est ma folie ;-)

A force de mettre un pied devant l’autre, et malgré quelques minutes de perdues comme quasi tous les coureurs suite à un balisage un peu limite, j’arrive au ravito de Marre à Boue en même temps que le lever du jour. Je suis sur mes temps de passage prévus mais avec des sensations pourries. Le passage au stand Gaspar me fait du bien, je repars sur mon petit rythme.
Je prends enfin un peu de plaisir sur le sentier de Coteau Kervéguen. Il fait jour, il fait beau, les paysages sont magnifiques, le sentier est superbe et bien technique, comme j’aime. Je trouve un peu de mon éclat au rythme de mes taquineries avec les mecs qui me suivent. La descente sur Cilaos peut être très cassante si on s’envoie trop. Je la gère tranquillou, je me fais bien doubler… De toutes façons, si je vais plus vite maintenant, je me tire une balle dans le pied.

Stade de Cilaos, km 65, il est 9h15. Cela fait un peu plus de 11h de course, je prends le temps de me poser au stand Gaspar pour me refaire une santé : nettoyage aux lingettes, changement de tenue pour attaquer la chaleur de la journée, manger un peu de riz et de l’excellent gâteau patates. Phil m’annonce que je suis dans les 20 féminines. Ca me booste énormément. Vue comme je me traine, être dans les 20, c’est énorme! Je suis aussi dans mes temps de passage pour 37h. Tout cela est bien motivant.
J’attaque le col du Taibit, avec toujours des sensations pas géniales mais davantage d’envie. Je me dis alors, qu’en mettant un pied devant l’autre, même si je ne vais pas plus vite, ça fait l’affaire et j’en profite pour passer un appel à Aude, qui, ce soir, prendra le départ du Bourbon. Je suis motivée rien qu’en pensant que je vais attaquer la plus belle partie du parcours, l’entrée dans le magique cirque de Mafate.
Descente sur Marla, passage par ilet à Bourse, Grand Place, via le sentier Scout, un bonheur qui efface toutes les sensations pénibles que j’ai dans mes jambes. Je pourrais rester des heures et des heures dans cet environnement sans m’en lasser. J’ai d’ailleurs prévu d’y retrouver après le grand raid :-)
Après l’îlet de Grand Place, il est 17h25… 19h30 de course, je commence à accuser vraiment le coup. 19h30 que je lutte, que je tire sur la corde. Je déprime un peu dans le raidillon qui suit. Sensations très bizarres : une envie de pleurer mais contradictoirement je me sens chanceuse d’être là, au milieu de ces ilets remplies de vie paisible… et je ne voudrais pas être ailleurs… Et pourtant, ce serait si simple de tout arrêter… mais chose tout aussi folle, je n’ai pas du tout envie de m’arrêter. Je regarde mon téléphone, les messages d’encouragement de mes amis et de ma famille me font carrément verser une larme et me donnent du courage. Un petit coup de tel à mon chéri et à mes parents… non pas pour me plaindre mais juste pour papoter un peu, histoire de m’aider à passer ce cap et de ne pas m’enliser dans une spirale négative… occulter un peu l’effort qui devient carrément pénible. Ca marche puisque j’arrive en haut de la montée sans avoir perdu trop de places.

Descente sur la rivière des galets, il faut ensuite remonter sur l’Ecole de Roche Plate. La nuit ne va pas tarder à tomber, le ciel s’obscurcie, l’ambiance au poste de secours logé au pied de la Rivière semble angoissante, tellement on est encaissés tout en bas de la vallée, des murs de montagne se dressent autour de nous. Les secouristes sont tendus, hyper sérieux et soucieux de l’état des coureurs… On dirait qu’ils essaient de décrypter dans le regard de chacun, qui ils peuvent envoyer dans cette longue montée (qui va se faire dans la nuit noire) et à qui ils doivent conseiller de se poser. D’ailleurs, des coureurs sont emballés en papillote avec leur couverture de survie sur des lits de camps. On se croirait dans un film. Bien évidemment tout cela ne m’effraie pas le moins du monde, au contraire ça fait aventure… et puis j’ai l’impression d’être un peu chez moi dans Mafate ;-) j’essaie d’ailleurs de dérider ces secouristes. L’un d’entre eux me pique un peu en me disant que je vais mettre 2h30 pour arriver à Roche Plate!! Même pas en rêve mon grand… je pars bille en tête en entrainant dans mon sillage une dizaine de coureurs. On mettra 1h30-40 pour cela. Une montée très dure et bien raide avec des marches d’escaliers interminables, où si tu t’endors, c’est mort, dans le sens où cela te parait encore plus interminable. En torchant le truc vite fait bien fait, ça passe pas trop mal ;-)

Roche Plate 20h19 : je tombe, avec stupeur, sur Maud Gobert, que l’on ne présente plus, qui sort d’une sieste. Nous avons un peu plus de 22h de course dans les jambes. Maud a très mal à son genou, c’est son dernier défi avant d’arrêter sa carrière à ce niveau… on en avait parlé au téléphone, quoi qu’il arrive, elle ira au bout. On est sur la même longueur d’onde toutes les 2. Elle me demande de repartir avec elle, mais moi je dois me poser une dizaine de minutes avant, j’en ai besoin. Je lui dis de partir et si ça ne va pas, on se retrouvera un peu plus loin de toutes façons. Je la sais capable de passer outre sa douleur et de retrouver son esprit compet. A ce moment là, je ne pense plus la revoir.
De mon côté, je passe 14 ou 15ème féminine je ne sais plus exactement, punaise un top 15 cette année, ce serait extra!!

La montée du Maïdo se fait au rythme tortue pour moi. Mais avec ma technique du pied devant l’autre sans réfléchir, ça passe ;-) Je commence juste à avoir très envie de dormir. Arrivée en haut du Maïdo, je suis toujours dans mes temps pour terminer la course en 37h30 voire 37… mais je suis fatiguée de demander à mon corps de lutter contre cette fatigue générale depuis tant d’heures de course. Je retrouve Maud, qui n’est plus dans ses temps, elle est sortie du mode compet et a déjà basculé en mode « aventure ». Moi je suis sur le point de le faire… Je me pose faire une sieste de 20min sur les lits de camps dans la tente du ravito, prévue à cet effet… au bout de 3min je vois Maud débouler. On décidera, après ce dodo, de repartir ensemble et de vivre cette aventure grand raid 2017 toutes les 2. Après cette micro-sieste, on est réellement plus en forme, c’est hallucinant. J’en profite pour donner des news à mes parents et à mon galinours, les rassurer en leur disant que j’attaque cette 2nde nuit pas seule. J’en profite aussi pour faire un coucou à ma galinette. Une petite conversation téléphonique à 3, dans la descente sur Sans Souci, en pleine nuit… si si, ça se fait ;-)
On fera toute la descente en marchant, Maud a très mal au genou… 3h30 pour arriver en bas !! On se fait beaucoup doubler. Mais cela nous aura préservées musculairement parlant, on est capable de relancer à bon train sur le plat.

Pause à Sans Souci, je motive Maud pour repartir sans trop trainer. Plus on traine, plus c’est dur. Et ce n’est pas parce qu’on n’est plus dans nos temps de passage, qu’il faut se relâcher complètement, il faut garder de l’influx.
Un peu plus loin, on est de nouveau prises par la fatigue toutes les 2. On s’arrête sur le bas côté du chemin, on repart, puis on se fait une micro-micro-sieste de 10min comme des clochardes, sur les fauteuils de 2 bénévoles en haut d’une montée, juste avant la descente sur chemin Ratineau. J’ai du mal à dormir, tellement ma tendinite au tendon d’Achille me fait mal quand je me refroidis.
Au bout de 10min nous repartons, encore plus endormies… Au ravito de Ratineau, on dort debout, et pour de vrai !!!!!

En bas de la ravine, je dis à Maud que je ne peux pas attendre la base de vie de la Possession pour dormir… place à un moment magique, dont ni elle ni moi n’avions pensé vivre un jour… s’emballer dans une couverture de survie et dormir le long d’un chemin!! Je regrette encore de ne pas avoir eu la force de sortir ma caméra pour immortaliser ce moment! Ce petit somme nous requinque, direction la Possession, il est 8h en ce samedi matin. Nous avalons ensuite le chemin des Anglais à la même vitesse qu’Andréa Huser l’an dernier (à 5min près).

Ravito Grande Chaloupe, 36h de course, il reste 15km avec la grosse montée du Colorado. Et là c’est à mon tour de trainer la patte pour repartir… j’ai très envie de dormir! Je revois cette portion de route goudronnée interminable, où mes yeux se ferment, je n’avais qu’une envie : m’assoir! Marre d’être debout!! De temps en temps, je m’assoie au milieu du chemin et je compte 5s puis me relève. Maud doit désespérer, elle me prend même par la main à un moment donné pour me trainer. Heureusement la 2ème partie de cette longue ascension arrive, cela me réveille. Je cale mes pas dans ceux de Maud et nous arrivons à bon train tout en haut. Place maintenant à la dernière descente, qui est interminable. Je fais ma râleuse, comme je sais si bien le faire… Julien sait de quoi je parle (souvenir d’une fameuse rando dans la vallée de Clarée… descente sur Plampinet avec Perrine…)

Et puis dernière ligne droite dans le stade de la Redoute. Nous franchissons la ligne main dans la main, en moins de 40h. Une 19ème place anecdotique pour toutes les 2 (8ème sénior pour moi), après ce que nous venons de vivre. On peut donc dire que j’ai réussi mon défi ;-) Merci Maud, de m’avoir aidée à le réaliser.
En se soutenant mutuellement, tour à tour, on est arrivées, non seulement au bout, (mais ça on s’était dit qu’on le ferait), mais on a vécu des moments inoubliables qui resteront à jamais gravés en nous. Certes de la difficulté, mais aussi des moments insolites, des moments de complicité et puis des moments de rire et de plaisir. Seules, on l’aurait fait, mais pas dans les mêmes conditions. Quand tu discutes en non stop sur la descente de Sans Souci par exemple, après 110km, ce n’est juste que du bonheur. Et puis l’aventure grand raid est encore plus belle lorsqu’elle est partagée.
A 2, on a réussi à oublier nos souffrances respectives… Ce grand raid, c’est plus qu’une course, on l’aura bien compris toutes les 2 ;-) Je ne savais pas à quoi m’attendre en prenant le départ… et bien je suis ravie de l’aventure vécue.

Un grand merci à Phil, et à toute l’équipe de bénévoles Gaspar, pour le temps passé dans les préparatifs de nos assistances, pour le temps passé dans la tenue des différents postes d’assistance du parcours durant les 3 jours de course, merci pour vos sourires et votre gentillesse. Au passage, nous finissons 3ème équipe féminine sur ce grand raid… merci Andréa pour les points que tu nous as apportés en gagnant la course!
Bravo aux copains qui ont terminé leur défi, Damien, finisher de la diag pour la 2ème année consécutive en 34h30, Sandra qui en termine mieux que ce qu’elle avait prévu, Irina avec une belle 11ème place. Amandine qui gagne la mascareigne, Christelle 2ème sur le Bourbon 6 semaines après sa 2nde place sur l’UTMB, Sophie, 5ème, qui s’est perdue pendant plus d’une heure.
Des milliers de remerciements à mes amis, ma famille, mes collègues et tous ceux qui m’ont suivie de près ou de loin dans ma folie, sur l’UTMB et sur la Diag!
Un clin d’oeil au collège l’Estaque, qui mine de rien, m’a donné mon jour UTMB de pré-rentrée et 2 jours pour la Diag.
Spécial remerciement à mes plus grands fans, mes parents et mon chéri, qui ont été là pour moi, pour me conseiller, dans les moments de doute. Aujourd’hui, j’ai un sentiment d’accomplissement intense. Que d’émotions vécues sur ces 2 courses magiques. Les plus belles choses que nous accomplissons, nous ne les réalisons pas seul.
Et enfin, merci à l’équipe de kinés de Gardanne qui me soigne une à 2 fois par semaine… Stéphane qui me suit depuis plus de 2 ans, lors de mes premières douleurs de type tendinite du tendon d’Achille et aponévrosite plantaire. J’ai pu prendre le départ de ce grand raid, sereine, et arriver quasi sans douleur à réparer, si ce n’est mon tendon récalcitrant :-)
Ce qui m’a également permis, dès le sur-lendemain de vadrouiller sur toute l’île, de passer de l’état de fatigue générale à celle de fatigue générale profonde ;-) mais on n’a qu’une vie, il faut en profiter… qui a dit que les vacances étaient faites pour se reposer? Et puis maintenant que je maîtrise la micro-sieste, j’optimise encore plus mon temps lol
Le dimanche suivant, sur l’île de la Réunion, on change de registre avec une course quasi tout en montée, de 20km, entre routes goudronnées et champs de cannes à sucre, de quoi « se finir » et empocher une 5ème place :-)
Tout ça pour quoi, juste parce que « we love running »
Patrice, il me faut une nouvelle paire d’Adidas Terrex Traimaker! ;-)

Je terminerai ce long CR, par un immense remerciement à ceux qui m’ont accueillis chez eux sur l’île, tout d’abord Aude et Nico (avec leur petite fille Alicia, qui m’a prêté sa chambre), et ensuite Cristel, pour un séjour post-diag juste magique.
#galinettepower #reunionforever  »

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Vidéo : le grand raid Réunion de GaliLaurie, avec Maud Gobert en guest star ;-)

Le galifilm est ici :

https://m.youtube.com/watch?v=pz5L64GJiE0

 

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L’aventure UTMB de Laurie !! Le Récit

Elle a mis presque une semaine pour pondre son CR la galinette L'aventure UTMB de Laurie !! Le Récit dans Récits de courses 1f609 ;-)
La gali-aventure de Laurie sur l’UTMB 2017, c’est ici.
32h37 pour boucler la boucle… et quelques minutes de lecture pour partager son UTMB avec elle, si ça vous tente. Bonne gali-lecture!! 1f609 dans Récits de courses ;-)

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« UTMB, 4 lettres qui résonnent dans ma tête depuis quelques années… je me revois lire des articles sur cet ultra, euh pardon, sur ce sommet mondial du trail, dans des magasines de running alors que je faisais mes débuts sur les sentiers, sur des formats de 20km…

J’ai mis les pieds dans l’ultra, il y a de cela 3 ans… en 2014, c’était sur la CCC, avec Perrine et Aline, Julien avait fait la TDS. Quand tu vis cette ambiance qui règne dans les rues de Cham fin août, quand tu goûtes à la ferveur de ce public qui t’encourage sur chaque ravito, dans chaque village, waouh, tu n’as qu’une envie, c’est y revenir. L’UTMB s’est ainsi très vite positionné dans mon esprit, comme la course que je devais faire… un jour.
L’année d’après, 2015, ce fût la TDS. L’année suivante, en 2016, me voilà sur la ligne de départ de l’UTMB… un UTMB malheureusement avorté, avant même d’avoir vraiment commencé… arrêt à Courmayeur pour problèmes intestinaux conséquents. J’ai vécu cette saison 2017 avec une envie de revanche grandissante…

Bon beh voilà, on y est, à Cham. Je suis avec mon galinours, qui lui aussi veut prendre sa revanche sur 2016. Il me fera l’assistance.
Mais voilà, les conditions météos s’annoncent exécrables, je crains le parcours de repli… Réponse de l’organisation donnée le jour même à 11h, nous aurons un vrai parcours UTMB avec la « tête aux vents » en moins. OUF!

Vendredi 17h30 (pour un départ 18h30) : je prends ma place dans la masse de coureurs… cette année, le niveau est tellement relevé que je n’ai pas eu droit au sas élites. Et bien je me rends compte de la chance que j’avais eu l’an dernier. En même temps, je suis plus à ma place cette année 1f609 ;-) mais c’est quand même moins fun, on est un peu entassés!! Et toujours cette ambiance de fou, indescriptible, qui règne sur cette ligne de départ. Les spectateurs, venus en masse, sont au taquet. Les coureurs semblent à la fois contents d’être là mais aussi très tendus. Les prévisions météo catastrophiques ajoutent certainement du doute et de la tension dans leur esprit… bien que pour l’instant, il ne pleuve pas. Pour moi, cela ne change rien, je suis prête à galérer dans le froid, dans la pluie, dans la neige. Ludo fait monter l’ambiance, la musique prend le relais… bientôt nous serons lâchés. Je suis juste hyper déterminée, je sais que pas grand chose ne pourra m’empêcher d’aller au bout cette année… ni la météo, ni mes maux de ventre et encore moins mes jambes.

Les premiers kilomètres ne vont pas très vite, ça bouchonne. Je suis contente de retrouver Maria Semerjian, partie au même niveau que moi. A 2, on fait bloc et on se faufile entre les coureurs.
Km 10 : les Houches : une ambiance de folie. Amandine est là (après sa 3ème place sur l’OCC) pour m’encourager, avec Christelle (qui a terminé 7ème de la TDS) et le petit groupe de varois. Je vois aussi Nicolas Gouttevin, à la sortie du village, qui nous mitraille de photos.
La 1ère ascension se passe sur un rythme plus que tranquille, de même que la descente sur St Gervais où règne une ambiance de tour de France. J’avais déjà halluciné l’année dernière. La nuit vient de tomber, et avec elle, le brouillard. Mes sensations depuis le départ ne sont pas top, mais aucune inquiétude là dessus, je n’ai pas besoin d’avoir de bonnes sensations pour courir en mode gestion. Le chemin est long, ça viendra forcément.
Assistance aux Contamines, il y a beaucoup de monde, mon chéri est prêt… on ne s’attarde pas.
La pluie arrive, et c’est en même temps parti pour la longue ascension jusqu’au col du bonhomme. Tempête de neige là haut, la neige qui vient nous fouetter le visage avec force… ça ne me dérange pas plus que cela, je suis couverte. Il ne faut juste pas s’attarder, même si la progression est rendue encore plus difficile par l’épais brouillard. J’attaque la descente sur les Chapieux, et avec elle, le climat s’adoucit et la pluie se calme peu à peu. Je commence à avoir mal au ventre… des spasmes. Je ralentis donc et descends en mode hyper tranquillou, afin d’éviter de trop chahuter mes intestins. Le ravito des Chapieux est express, juste recharger ma boisson et prendre 2 photos avec Brigitte et les filles de son groupe « coeur de runneuses » qui m’encouragent comme si j’étais une héroïne, merci les filles.
On enchaîne avec le col de la Saigne puis l’arrête du Mont Favre. J’ai toujours mes maux de ventre, mais je suis déterminée à les dépasser… dans tous les cas, il faut que je me force à m’alimenter… C’est ainsi que j’attaque un régime à base de cookies, gâteau marbré, barres de céréales chocolatées et thés bruns. Beh quoi, ça passe bien visiblement. Bon j’ai vraiment hâte d’arriver à Courmayeur, pour retrouver mon galinours 1f642 :-) La descente est très longue, surtout que je la gère pour ne pas avoir trop mal au ventre et pour ne pas trop casser mes fibres.

7h20 – Courmayeur : Manger un peu de riz, me changer. Je repars toute neuve – Merci mon chéri 1f642 :-) Et que ça fait du bien de parler un peu. Il y a trop d’étrangers sur cet UTMB, je suis obligée de faire la muette, une situation atroce pour une galinette… vous n’imaginez pas à quel point 1f609 ;-)
La bonne nouvelle, c’est que le ciel se dégage, on commence à apercevoir les sommets 1f642 :-) ma course peut commencer, je me sens comme délivrée.
Refuge Bertone, je commence enfin à avoir des jambes. Ce passage est kiffant, c’est juste le plus beau moment de cet UTMB… avant que le ciel ne s’assombrisse à nouveau. Des chemins tout en relance jusqu’à Bonatti, les grandes Jorasses sur notre gauche. Super plaisir de croiser Samuel Bonaudo (endurance shop Toulon) en randonnée autour du Mont-Blanc avec son groupe.

L’entame de la descente sur Arnouvaz signe l’arrêt du « beau temps » pour la journée. Et beh ça aura été de courte durée. On se prend des seaux d’eau sur la tête, bref une bonne douche!! Obligation de se vêtir du pantalon étanche pour attaquer l’ascension du Grand Col Ferret! Je poursuis mon régime à base de sucreries puisqu’il me réussit bien… je n’ai plus mal au ventre 1f642 :-)
Les jambes sont là, définitivement réveillées par l’ascension de ce Grand Col Ferret. Je peux commencer à grappiller pas mal de places au classement général. Malheureusement, je ne reprends que très peu de filles. Depuis le début de la course, je suis dans les 40 femmes, je ne me suis pas faite doubler mais je remonte au compte gouttes sur elles 1f641 :-(
A l’approche du sommet, c’est le brouillard, le vent et la neige qui nous accueillent. Ma galinette, tu aurais A-DO-RE – MDR Le tout est saupoudré de neige, moi j’aime bien 1f609 ;-) mais je comprends mieux le pantalon étanche obligatoire… moi qui me baladais en short autour du Mont-Blanc 1f609 ;-)
Je débarque à la Fouly, après une longue descente. Trop contente de retrouver mon galinours, qui est venu m’encourager, et qui court un peu avec moi. Il n’a pas le droit de m’assister mais on en profite pour papoter un peu, c’est bien cool. En même temps je mange 4 gâteaux que j’ai piqués au ravito (oui encore). Il me transmet les encouragements de mes parents ainsi que ceux d’Amandine et de Perrine… Perrine, qui le harcèle avec ma remontée et ma vitesse de progression qui s’est décuplée depuis Courmayeur, elle analyse tout mdr. Je suis boostée à bloc. Actuellement 33ème, Caro Chav et Emilie Lecomte ont abandonné… je décide de me donner les moyens d’entrer dans le top 30. Je me force à toujours relancer sur cette partie monotone qui nous amène à Champex sous une pluie battante. C’est ainsi que j’attaque une nouvelle course… avec mes 2 copines, que j’imagine à côté de moi, Perrine et Amandine, qui me fouttent des coups de pied au cul pour que je sorte de ma zone de confort.
Descente sur Champex, je suis en pleine forme mais malheureusement ma douleur à l’aponévrose commence à se faire ressentir… même si c’est largement supportable pour le moment, ce n’est pas bon signe ça…
Une fois de plus, grâce à mon galinours, je repars toute neuve en 10min, vêtements chauds et secs, nouvelle veste, un petit thé chaud, un peu de riz et ça repart!
Je me mets minable dans la montée de Bovine, je suis bouillante… Kamel m’a chauffée au ravito, on est 4 filles dans le même timing d’une dizaine de minutes, certaines repartent même du ravito en boitant… je commence à sentir la fatigue, je sens que ma vitesse ascensionnelle commence à baisser légèrement, en revanche elle est nettement supérieure à celle des autres! Je me sens pousser des ailes, j’imagine Perrine et Amandine, une de chaque côté qui me poussent et j’avance. Cette image fonctionne à merveille mdr la montée se passe très bien. La descente un peu moins car ma douleur au pied s’est accentuée d’un bon cran encore! J’arrive un peu fatiguée sur Trient mais hyper lucide. On prend une douzaine de minutes pour recharger les batteries… soupe de pâtes et sucreries… oui ça fonctionne toujours bien puisque je n’ai pas mal au bide! 1f609 ;-)

Ca y est je suis entrée dans le top 30… dans les 27 même je crois. La nuit tombe, petit coup de téléphone à mon père avant d’attaquer Catogne, une ascension qui me plaît beaucoup et qui me rappelle d’excellents souvenirs… CCC 2014, on l’avait faite en reco avec Perrine et Aline sous des trombes d’eau, puis lors de la course, à la même heure qu’aujourd’hui d’ailleurs, où j’étais en pleine remontada.
C’est le moment d’éclairer ma frontale, ma vitesse ascensionnelle a chuté d’un cran et je me sens fatiguée, mais du manque de sommeil seulement, j’ai encore pas mal d’énergie pour aller de l’avant 1f642 :-) D’ailleurs personne ne me reprend, c’est plutôt l’inverse puisque j’emmène un petit groupe qui peine à me suivre. Et je me marre parce que j’ai plein d’hallucinations… et oui je paie le contre-coup de la montée de Bovine où je me suis bien donnée. Les rochers aux multiples couleurs luisantes dans la nuit et l’humidité, du gris, du blanc, du noir, les tronc d’arbres déchiquetés, les branches vertes qui viennent chuter sur ces roches… un panel de couleurs qui, dans mon esprit, donnent naissance à des personnages. Nullement inquiète et toujours très lucide, cela me fait sourire. La descente qui suit, beaucoup moins… un chantier de boue, un chemin creusé par les pluies diluviennes de ces derniers jours, même si actuellement la pluie est plus fine. Cela ne me fait pas rire, car je n’arrive plus à poser mon pied droit au sol, tellement j’ai mal à mon aponévrose. Dans ces conditions, mes appuis sont très incertains et j’ai l’impression que je peux tomber en contre bas du sentier à tout moment. Heureusement que mes ADIDAS TERREX Trailmaker accrochent en toutes circonstances… Eh oui zéro chute sur 170km 1f609 ;-) Cette montagne que je trouve habituellement si accueillante, me semble soudain très hostile. Je ne me sens pas en sécurité, j’ai envie d’une chose, je rêve de me voir prononcer cette phrase à mon chéri, une fois à Vallorcine « bé, tu me ramènes à la maison stp, je n’ai plus rien à me prouver, je sais que je suis capable de terminer cet UTMB, c’était même presque trop facile… je suis largement dans le top 30 féminin, cela me convient, l’aventure est terminée pour nous » Evidement je sais que je ne le ferai pas, ça me fait juste sourire d’y penser et d’occulter un peu cette douleur qui me brûle le pied. Rien que pour mon Kamel, qui assure comme une bête aux ravito depuis le début de la course, rien que pour mes parents que je sais à fond derrière leurs écrans, en plein mariage, rien que pour mon frère et mes amis qui me soutiennent et simplement pour les connaissances qui me suivent, rien que pour ma Sissi et pour tous ceux qui n’ont pas eu la chance d’avoir un dossard cette année, rien que pour mon chef d’établissement qui m’a dispensée de pré-rentrée… Juste pour tout cela et juste pour franchir l’arche UTMB aux côtés de mon homme, je ne m’arrêterai pas, c’est une évidence. Evidemment, je pense à ma galinette, à chaque appui, sa douleur à la sciatique, évidemment, je pense à Audrey sur le 80 du Mont-Blanc, à chaque appui, sa douleur à l’aponévrose tibiale…
Je descends toujours en mode handi-trail, avec de temps en temps quelques sursauts où je me force à courir, vu que je me fais doubler en masse par des hommes, une fille risque fort de me dépasser à tout moment.
J’arrive à Vallorcine, non ce n’est pas une hallucination, c’est bien Audrey et Julien, qui sont venus me faire un coucou 1f642 :) Mille merci, ça m’a reboostée, moi qui étais entrain de me lamenter. Audrey en aura fini à la 13ème place de sa CCC, Juju aura terminé malgré une entorse. Bon Laurie, bouge toi maintenant, qué petit mental…
Vallorcine, une soupe de pâtes et ça repart 1f609 ;-) Je suis 25ème, il y a eu encore 1 ou 2 abandons visiblement. Le parcours à été modifié à cause du brouillard… nous ne montons pas à « tête aux vents » comme le vrai parcours UTMB mais nous faisons une boucle en montagnes russes autour de la Flégère afin de faire l’équivalent en dénivelé. J’aurais préféré monter au sommet, croyez-moi!!!!!!! On tourne en rond dans la nuit autour de la Flégère, à tel point qu’il me semble que nous nous sommes perdus… j’ai le moral dans les chaussettes. D’autant plus quand une fille revient sur moi mais je ne me laisse pas dépasser. Nous sortons enfin de cette forêt pour apercevoir la Flégère.

Allez c’est la dernière descente sur Cham, j’avance telle une handicapée tellement j’ai mal au pied, c’est con, parce que musculairement parlant, mes jambes sont prêtes à envoyer pour en finir rapidement. Et puis ce qui devait arriver arriva, je me fais doubler par 2 filles qui sont entrain de se tirer la bourre… l’espace de 10 secondes, je me dis « je fais quoi?… je les suis, tant pis pour mon pied et j’arrive agonisante dans les rues de Cham sans même pouvoir profiter de mon arrivée… ou je les laisse filer pour pouvoir réaliser le dernier kilomètre en footing avec mon assistant-chéri? » Vous auriez fait quoi? Certains auraient choisi l’option 1, moi je choisis sans regret et sans aucune hésitation la 2. Je me laisse recaler à la 27ème place… mais au moins, j’ai mon arrivée… le dernier kilomètre avec Kamel, on franchit la ligne ensemble, on retrouve Boris qui s’est levé pour venir nous faire un coucou. Merci c’est trop gentil 1f609 ;-)

Ca y est, on l’a fait!!!!! Je ne suis pas spécialement contente de mon UTMB, je suis juste heureuse de l’avoir partagé avec celui qui m’a soutenue… et supportée durant cette année de préparation, avec l’homme de ma vie. On l’a fait ensemble et c’est bien cela qui me satisfait, bien plus que le résultat en lui même.… 32h37, c’est un bon temps, mais ça passait large en 1h de moins 1f609 ;-) 2ème française car les favorites ont abandonné, Caro, Emy, Juliette, une pensée pour vous… mais comme dit une galinette, un podium est un podium 1f609 ;-) Et la première française n’est autre que notre amie, Christelle Bard, 3ème féminine de cet UTMB 2017, waouh, c’est juste incroyable! Quelle immense championne! Et elle est à peine 6h devant moi MDR

Que dire de plus sur cette course, elle me faisait rêver, peut-être parce que c’est la plus grosse course au monde, peut-être parce que, que l’on soit coureurs, bénévoles, spectateurs, sportif ou non, que l’on connaisse le trail ou pas du tout, on se rassemble tous autour de ce moment intense de vie! On vit au rythme de cette course, comme si le temps s’arrêtait… bref un moment magique et juste heureuse d’être allée au bout de ce défi.
Mes remerciements vont à mes proches… on court seul certes (et dire que je n’ai même pas pu parler vu le faible nombre de coureurs français autour de moi)… mais en réalité je n’ai jamais été seule, toujours poussée par les personnes qui comptent pour moi, je ne les énumère pas, pas besoin 1f609 ;-) Je suis encore plus touchée, quand les jours suivants, je constate que des personnes m’ont suivie sur le live trail, alors que je ne m’y attendais pas du tout. Comme quoi le sport rassemble, ce n’est pas nouveau, mais quand c’est autour de soi que ça se rassemble, c’est juste un truc de fou! Alors juste MERCI, vous avez été énormes!
Une pensée à tous ce qui ont été contraints à l’abandon… et un immense bravo à ceux qui ont réussi leur pari!
Une semaine après la course, je repense à tout un tas de moments vécus sur cet UTMB, ils me resteront bien longtemps en tête 1f609 ;-)
Merci également à mes partenaires, endurance shop 13 qui nous gâte… à Adidas, Oxsitis, BVSport, AZR (bon ok pas besoin de lunettes de soleil sur cet UTMB 1f609 ;-) ), Meltonic (pour la boisson, car je vous l’accorde, je n’ai bouffé que des cochonneries sur cet UTMB).
Et enfin, merci à l’équipe de Kiné qui s’occupe de moi, notamment à Stéphane Bouchic, qui m’a permis de prendre le départ avec quasi zéro douleur et de finir la course sans avoir besoin d’une amputation du pied 1f609 ;-)
Et maintenant on fait quoi? J’avais prévu du repos… mais voilà que mon chéri voudrait aller à la Réunion fin octobre… j’ai le dossard sous le coude, je dois juste envoyer un certificat médical avant le 15 septembre… alors « je fais quoi? »"

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GALIN’OFF 2017 : ce sera le 7 MAI !!

Cette année, pour la 4ème édition, nous vous proposons 3 parcours, au départ de la Mairie de Cadolive :

-le parcours gali-découverte : 10km (700-800D+ environ), le groupe des poulettes qui sera mené par Nadine

-la petite galine : 15km/1000D+ avec 2 groupes : les poussins, menés par Cédric (groupe en 2h30 environ) et les poules, menées par Cathy (groupe en 3h30 environ)

-le galin’off : 23km/1600D+ Attention c’est du costaud ;-) avec 3 groupes : les coqs, menés par Julien (en 4h), les cailles, menées par les galinettes (en 4h30) et les caillettes, menées par Daniel (en 5h)

Apéro l’arrivée!! On compte sur vous pour apporter un truc à boire et/ou à grignoter!

Nous nous chargeons des gali-surprises tout au long de cette matinée ;-)

Rdv le 7 mai, en forme! Ce sera très certainement un départ 8h, à confirmer!

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80km du Mont-Blanc / 7ème féminine pour GaliLaurie CR et Galividéo

La galividéo est ici : https://www.youtube.com/watch?v=ChW0_n2Nvag

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« J’avais accordé à ce 80km du Mont-Blanc, un double intérêt : c’était à la fois ma première course-objectif de la saison mais aussi une course de préparation pour l’UTMB. On m’avait parlé de la beauté des paysages et de la difficulté de cette course… je n’ai pas été déçue! C’était d’ailleurs pour cela que j’avais voulu m’y inscrire. Mon père inscrit sur le marathon avec 3 autres coureurs Gardannais ainsi qu’Amandine, et Marielle sur le 80km avec moi, c’est parti pour un week-end de trail :-)
Vendredi, 4h du mat’, le départ est donné, avec Marielle nous laissons les fusées prendre leur envol, nous nous calons dans les 10-15 premières femmes. Le rythme me semble un poil rapide pour un début de course mais bon je ne veux pas rester trop en retrait, et au final je prends rapidement mon rythme, celui sur lequel je peux piailler en non-stop et faire enrager les traileurs à porté de voix ;-) La première ascension se passe donc sur le ton de la galidéconnade, je ne la vois pas passer, de même jusqu’au kilomètre 26km où Guillaume nous attend pour un point d’assistance. Cette 1ère partie de course est tout simplement sublime, avec un levé de soleil sur le massif du Mont-Blanc. Le sommet du Brévent, sous de la neige, à peine dure comme il faut pour se laisser glisser, est un pur régal. Avec mes Adidas Response, je survole la descente.
Pour la suite, je gère ma course, mais je commence déjà à remonter sur quelques filles, alors que nous ne sommes pas encore à la mi-course. Bon on verra bien où cela me mène, il y a quelques chose à faire ;-)
L’ascension qui doit nous conduire au barrage d’Emosson est interminable et en plein soleil, je mets une heure de plus sur ce que j’avais prévu (il y a d’ailleurs bien 3km de plus en montée sèche qu’annoncé sur le tracé), je suis déshydratée et tous les coureurs autour de moi le sont aussi. Beaucoup titubent, on s’arrête tous à chaque coulée d’eau pour s’arroser le visage, on entend les supporters et le son de mon vuvuzzela venant d’en haut, mais le point de ravito se fait attendre… Perso je ne traine pas, quitte à me fatiguer un peu plus, je ne veux pas trainer dans cet endroit où ça plombe. J’arrive, un peu sèche, au ravito où une assistance de pro m’attend : Stéphane me fait de l’ombre avec sa veste en guise de parasol, mon père prépare mon sac, ma mère me rafraichit et vérifie que je m’alimente, Pierre prend des photos… moi je me pose et mange un peu… les gens autour sont bluffés mdr. Je suis très lucide sur ce qui se passe, je sais exactement ce que je dois faire pour retrouver la pêche et je suis très confiante sur le fait qu’une fois repartie du ravito, tout va progressivement se remettre en place niveau hydratation, peps etc… timing tenu, en moins de 10min je repars. Je suis 7 ou 8ème de la course à ce moment là, je ne sais plus exactement, et à 10min devant, elles sont un petit trio à avoir « morflé » aussi. Rendez-vous au ravito suivant (le Tour, 50ème kilomètre environ).
Je ne retrouve pas ma forme, pourtant je gère mon effort depuis le départ de la course, pourtant je m’hydrate bien avec la boisson Meltonic, qui passe super bien, et encore plus dans les cas de forte chaleur… il faut me rendre à l’évidence, le coup de bambou de tout à l’heure a visiblement laissé des traces. Au loin j’aperçois une fille en contre-bas, zut, il ne faut pas que je me laisse reprendre.
Ravito du Tour, j’ai la surprise de voir Marielle qui a abandonné… petit problème d’ongle, elle n’arrivait plus à poser le pied. L’assistance est parfaite, une fois de plus. Mais moi je suis fatiguée et je peine à m’alimenter, pas très bon ça! La partie qui m’emmène au ravito du bois (km65) est un calvaire, je m’ennuie et je n’avance pas. Quelle bonne surprise de retrouver Amandine et Mathieu qui font le début d’ascension avec Nicolas (qui est reparti du ravito dans mes basket) et moi. Malheureusement cela ne m’aide pas à retrouver du jus, je randonne, c’est horrible. Evidemment je vais aller au bout,  et dire que Caroline Chaverot est déjà arrivée et douchée… 6ème de la course hommes/femmes confondus, impressionnant. Et moi j’en ai marre, il reste un peu moins de 20km, l’ascension jusqu’à la mer de glace sera un long chemin de croix, avec un mal de ventre horrible, des arrêts buisson et une impossibilité de manger quoi que ce soit. Mes forces fondent donc comme neige au soleil, sans surprise… mais je ne veux pas manger, je préfère être vidée de mes forces qu’avoir ce mal de ventre affreux. Et dire que j’avais prévu une méga remontée sur cette portion, beh c’est raté là la galinette ;-) Je suis 6ème de la course car l’espagnole qui était devant a abandonné… malheureusement, je ne le resterai pas longtemps… quasi en haut de l’ascension, je me fais reprendre par l’américaine qui me poursuivait depuis plusieurs kilomètres et qui effectuait sa remontée, elle!!! ;-)
La descente arrive, je n’ai évidemment pas de force, je me fais de la peine, je suis quasi à l’arrêt, c’est interminable et je me fais doubler par une vingtaine de gars, j’ai envie de pleurer tellement je me sens nulle. L’arrivée dans Cham est tout aussi pitoyable, je ne cours même plus sur le bitume, enfin si, je me force car Amandine et mon père m’ont rejoints, un final à l’arrache, comme je n’aime pas faire, mais bon c’était vraiment très dur aujourd’hui. Le parcours, très exigent en terme de dénivelé et de technicité du terrain s’est durci sous la chaleur.
Heureusement Ludo me redonne très vite le sourire, il ne faut pas très longtemps pour me convaincre de faire ma rondade dessous l’arche d’arrivée et pour retrouver la grosse bouchasse qui annonce prendre sa revanche avec une victoire sur l’UTMB MDR. Au final, je ne suis pas déçue, même si je ne suis pas passée loin du top 5, car les conditions de course étaient les mêmes pour tous, nous avons tous subis les conséquences de cette impressionnante chaleur, du 1er jusqu’au dernier. Que d’émotions d’avoir terminé cette course (quasi 50% d’abandon quand même), de retrouver les amis à l’arrivée et de prolonger le week-end pour le marathon du dimanche, sur lequel mon père est engagé avec 2 autres coureurs gardannais et bien sûr avec ma pitchounette Amandine qui vise le podium.
Avec tout ce que j’ai galéré, j’arrive à accrocher une 7ème place, synonyme de podium cette année, puisqu’ils récompensent les 10 premiers hommes et femmes. 16h13 pour faire les 87km de ce parcours (6000D+), 3ème française… je me régale à le dire, ça fait super classe ;-) et juste trop génial de monter sur cette estrade, aux cotés de grandes championnes. Bravo à nos françaises, Caro et Maîliys, une et deux de ce 80km du Mont-Blanc et à notre galipoto Diégo Pazos qui gagne. Un grand bravo au galifather, qui devient un pro de la gestion de course. Une pensée pour ma blondinette Marielle, qui prendra sa revanche, j’en suis sûre.
Un immense merci à nos ravitailleurs de choc, vous avez trop assuré! Le mot de la fin pour Amandine, qui nous a tous fait vibrer avec sa 2ème place au marathon du Mont-Blanc, la pitchoune est une grande.
Les derniers remerciements pour mes kinés préférés qui m’ont quasiment soigné mon aponévrosite, pour le coach Jean-Pierre Camm qui me supporte moi et mes folies et enfin pour nos partenaires : endurance shop 13, Adidas, Meltonic, BVSport, Oxsitis et AZR.
Un week-end intense d’émotions, de partage et de rencontres, c’est pour ces moments là que je fais du trail ;-)
Alors galinette happy et hâte de remettre ça sur l’UTMB avec le galinours ;-) »

Une saison de trails longs bel et bien lancée pour les galinettes

Avec en ligne de mire les ultras de cet été… Go galinettes go!!!

Retour sur le trail du Garlaban de Laurie (17 avril) et sur le Trail des Balcons d’Azur de Perrine (le 24 avril).

 

Perrine : Enchaînement du 25km (2ème) samedi et du 47km dimanche (3ème sénior)

« Trail des balcons d’Azur (TBA) ou comment passer de l’euphorie à l’agonie !

La saison des ultras se prépare et on coche avec mon Juju un petit « week-end choc » dans l’Estérel, du côté de Mandelieu, pour s’en mettre plein les pattes.

Juju opte pour le défi du TBA, 25kms le samedi et 80kms le dimanche, tandis que je reste plus raisonnable et choisis 2 courses distinctes : un 25kms le samedi et un 47kms le dimanche.

Le départ du 25kms et 1000 D+ est donné sur la plage, à Mandelieu, au pied du magnifique château de la ville, à 14h. Le soleil est au RDV et nous devons être environ 600 participants.

La raison aurait voulu que je temporise pour cette épreuve du samedi afin d’en garder sous le pied pour dimanche mais le décompte donné par Sébastien Chaigneau avant le départ me donne les frissons et puis mince, ça fait 2 mois que je n’ai pas accroché de dossard donc je meurs d’envie de courir et surtout de concourir donc go galinette gooooo, c’est à fond que je décide de partir et je tiendrai ce que je pourrai !

Je prends la tête, chez les femmes, de cette course pendant 5 kms jusqu’à ce que Lucille, une montagnarde de Haute Savoie, me rejoigne. Nous faisons peut-être 1 ou 2kms ensemble (histoire de papoter un peu) avant qu’elle me décroche façon chamois des cîmes.

J’essaie de garder le rythme ( donc à fond pour moi) jusqu’à l’arrivée que je franchis en 2ème position chez les femmes, en 2h31 ! waouh, celle-là de place, je ne l’ai pas volée !

Une petite ombre au tableau, je sens déjà mes mollets courbaturés dès l’arrivée de la course et je peine à marcher correctement. Bon, ça donne le ton pour le lendemain ;-)

Une courte nuit se passe ( puisque le départ des 80kms de Juju est donné à 5h du mat’, donc réveil à 3h30).

Comme prévu, je marche comme « sur des oeufs » en me levant tellement mes mollets sont engorgés d’acide lactique.

Je trottine au petit matin entre l’hôtel et le départ de la course et rien que ça, ça n’est pas chose aisée.

Je n’arrête pas de penser à ce moment là à mon Juju et à Maxime qui sont sur le 80kms.

Allez, c’est de nouveau le décompte avant le départ du 47kms et 2200 D+ et feu, c’est reparti !

Mes jambes couinent, j’ai mal partout, mais je me rassure en me disant que d’ici 1h, ça devrait aller mieux.

Tu parles, tous mes muscles crient, j’essaie de pousser sur mes cuisses en montée mais ça ne marche pas, du début à la fin.

Heureusement que les compagnons de course te font rire, papoter et oublier toutes ces douleurs, n’est ce pas Mathieu, Julien et Guillaume? ;-)

Les paysages aussi sont là pour te rappeler que tu ne fais pas du trail uniquement pour faire du sport. On profite aussi de ces belles vues, de ces sentiers techniques, de ces villages uniques.

J’ai tellement mal que je doute même parfois de franchir la ligne mais je pense tellement aux galéjades des collègues si j’abandonne que je me ressaisis sans cesse en m’empêchant cette possibilité.

J’arrive donc au bout, grâce à un mental de galinette, en 5h42, 6eme femme, 3eme senior et  57eme au scratch.

Objectif choc atteint ! et avec 2 podiums à la clé ! yes !

Quant à Juju, il finit 4eme scratch sur le Défi et fait un podium ( les 5 premiers étaient récompensés) et Maxime est finisher lui aussi ! bravo les gars !

Un petit mot sur l’orga du TBA, les bénévoles et le site : c’était juste parfait ! merci pour votre gentillesse, votre accueil, vos récompenses et merci de nous faire partager vos collines ;-)  »

 

Laurie (2ème du42km) :

« Le trail du Garlaban, une première édition du 42km que j’avais manquée l’année dernière et que j’avais à coeur de courir cette année, parce que j’apprécie beaucoup ce massif. Peu de concurrents au départ… il y a tellement de trails en avril!! Avec ses 2600D+ concentrés majoritairement sur les 30 premiers kilomètres, ce fût un parcours vraiment exigent, bref du trail made in Provence comme on les aime, un tracé superbe au pays de Pagnol.

Une première partie de course qui fut un pur régal avec des sensations au top, une fin de parcours un peu plus compliquée mais ravie de la ballade, même si mon pied m’embête toujours…

Dimanche 7h, je prends un départ tranquillou en papotant, je me sens en forme, je gère mon début de course. Aux alentours du 8ème kilomètres, une fille me talonne. Pas de problèmes, je suis confiante, j’ai de bonnes sensations, je mets du rythme sur la première grosse difficulté et je creuse l’écart. Alors que je crois avoir déposé ma poursuivante, celle-ci reviendra à nouveau me talonner aux environs du 20ème kilomètre. Pas de problème là aussi, j’ai la patate, je remets un coup d’intensité. Elle semble ne pas suivre dans les côtes mais revient souvent dans les descentes, là où je temporise, j’ai mon aponévrosite qui me rappelle qu’elle est toujours là :-( surtout quand ça tape fort… finalement, lever le pied dans les descentes me permet de garder pas mal de puissance en montée. A ce stade de la course, je suis toujours confiante, et je vais même jusqu’à me demander quand est-ce que la 2ème va lâcher… Mdr c’est moi qui lâcherai… quel boulet je fais. Le tracé est très beau, on emprunte le trail de la galinette à l’envers à un moment donné, je prends beaucoup de plaisir. On arrive quasi ensemble au ravito du 28ème kilomètre, on se regarde et on se félicite mutuellement pour la course qu’on est entrain de mener et la bourre qu’on se tire depuis le depuis le début… Incroyable elle connait les galinettes, et moi je ne la connais toujours pas. Je commence à sérieusement à accuser le coup, je m’accroche à mon énorme motivation du jour, celle qui, depuis le début de la course, me pousse à me pas lâcher la 1ère place : les futurs traquages de Perrine et Denis : le trail de Garlaban, une longue histoire… avec Perrine on a chacune gagné une édition du 25km (c’est d’ailleurs un des premiers trails que nous avons gagné) et Denis le 42 de l’année dernière… c’était dit, il fallait que je gagne cette édition. Bref, sur le moment, je vois s’éloigner Christelle et je suis impuissante… je ralentis l’allure et maintenant je commence à flipper à l’idée que Christine Grosjean revienne sur moi, elle part toujours tranquille et finit très fort ses courses. Je me dis que les 14 derniers kilomètres vont être longs, très longs. J’ai hâte de retrouver Karen et Alain qui sillonnent le massif aujourd’hui. Ouf je tombe sur eux très rapidement et ils me poussent à ne rien lâcher. Un énorme merci pour votre présence et vos encouragements, vous avez été au top. Je n’ai plus trop de jus, il fait très chaud, j’ai bu plus que prévu et je n’ai pas prévu assez de boisson énergétique… et pourtant nous avons eu une sacrée dotation meltonic (je n’ai pas assuré sur ce coup pff). Christelle semble loin devant mais je me fixe pour objectif de passer en dessous des 5h30 de course. Avec Karen, on finit la dernière descente en mode gali-débiles en slalomant entre les coureurs du 25km et je franchis la ligne en 5h22, avec 10min de retard sur la 1ère, qui est Christelle Bard… juste 4ème de la CCC l’année dernière en 15h, une Aline Grimaud quoi!! Bon j’ai de quoi être satisfaite. Et surtout une très jolie rencontre, Christelle au top! Bon après quand on a vécu plusieurs années en Corse et qu’on habite actuellement à Briançon, il n’y a pas vraiment de mérite à gagner devant une galinette… d’ailleurs il devrait y avoir 2 classements bien distincts : les plagistes des garrigues et les montagnards des sommets non?! en résumé on peut dire j’ai gagné ce trail du Garlaban! Je plaisante bien évidemment. Galinette happy :-) Prochaine échéance, mon premier triathlon XTerra à Saint-Cassien le 8 mai. Et dès le week-end prochain, on retrouvera ma galinette sur le trail des balcons d’Azur avec un petit défi perso : enchaîner le 20km du samedi et le 40 du dimanche. Go galinettes goooooooo! »

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PROGRAMME Galin’off 10 AVRIL 2016 : 3ème édition

Infos importantes concernant l’organisation de la Galijournée du 10 AVRIL : 

Rendez-vous à 7h50 à Cadolive, place de la Mairie, pour 2 parcours au choix : 25km/1600D+ ou 16,5km/1000D+ … puis apéro!!

 Principe : Parcours balisés dans le massif de l’Etoile, à réaliser par groupe d’allure puis big apéro à l’arrivée où chacun apporte un truc à boire et/ou à manger !

 

 3 groupes d’allure :

Sur le Galin’off 25km : 

1- Les coqs menés par GaliJuu (le groupe le plus rapide)

2- Les Cailles (intermédiaire) menées par les Galinettes et fermé par Daniel, gali-father ATZENI 

3- Sur la Petite Galine 16km : Les poules menées par Cathy, gali-mother ATZENI, (pour les traileurs moins rapides et/ou moins expérimentés)

 

Le Galimatériel recommandé :

-Réserve d’eau 2L, sachant que sur la base d’une allure groupe caille, il faudra compter 4h30 de sortie, voire un peu plus.

-Votre ravito perso

-Le Sourire et votre bonne humeur

-Pas besoin de sifflet, si vous êtes à la traine, vous pourrez toujours vous repérer au son des galicris… par contre, tout autre matériel permettant de faire du bruit sera le bienvenu afin de préserver une des qualités des galinettes : la discrétion !

-Boules quies ou i.pod conseillés pour le groupe des cailles

-Pour le Galiapéro, chacun apporte un truc à boire et/ou à manger

 

Les 2 parcours sont exigeants de par le terrain très technique et le dénivelé.

ATTENTION !!!! Il est très important que chacun soit capable de jauger son niveau et son état de forme afin que la sortie reste conviviale pour tout le monde, les 3 groupes sont faits dans cet esprit. Alors s’il vous plaît, nous comptons aussi sur vous. Ne vous surestimez pas. Nous pourrons vous aider à choisir votre groupe en fonction de vos temps sur les différents trails de la région. Si jamais vous êtes engagés dans un groupe et que vous n’arrivez pas à suivre, les meneurs ne vous attendront pas… mais pas de panique, vous pourrez bien évidemment attendre le groupe suivant afin de poursuivre la sortie avec lui ;-)

Soyez prudent et ayez un équipement correspondant à l’effort qui vous attend. Et évidemment, respect du massif : Restez sur les sentiers et Zéro déchets.

G9 ON VOUS  ATTEND !!! :-)

 

P1040774[1] Groupe de l’année dernière

 

Cérémonie du challenge des trails de Provence avec les galifollasses

Une douce soirée sur Pertuis pour récompenser les finisher et les lauréats du challenge des Trails de Provence… Enfin douce, jusqu’à ce que nous débarquions en toute discrétion dans la salle… Voici donc un extrait du podium, enfin du massacre plutôt ;-) Merci Kamel et Philippe pour votre patience.

Merci à notre gali-partenaire, Endurance Shop, qui nous suit dans nos délires de galinettes, pour encore 2 ans au moins (quel courage), sauf si nous étions amenées à nous faire sortir du circuit pour comportement indapté ;-)

Merci à tous ceux qui ont partagé un bout de saison avec nous, un morceau de trail, un brin de délire. De très belles rencontres cette année encore!

Merci au Challenge Trails de Provence pour ce magnifique trophée, un peu encombrant certes, mais nous nous sommes arrangées pour nous partager la garde ;-)

podium challenge bisss

Bravo à Sandra pour avoir survécu à nos gali-attaques… une sacrée perf!!! Galipépé 2ème et Galilaurie 3ème

 

L’extrait podium est ici : https://www.youtube.com/watch?v=5LI-COQ6kxg

A très vite… Au trail de la galinette??? C’est le 31 janvier!!!!!!!!! Go galinettes Goooooooooooooooo!

Gali-film de notre TDS

Il est ici : https://www.youtube.com/watch?v=blnUt9yIrGs

Merci à tous et toutes pour votre soutien, vos messages d’encouragement et de félicitation!

Le CR made in endurance shop est ici :

galiTDS

La TDS des galinettes : un top 100 pour une 10ème et 12ème place au scratch féminin.
Courmayeur, mercredi 26 août, 5h55, dans 5min les 2 galinettes seront lâchées sur les sentiers du Mont-Blanc pour une promenade de 119km/7250 D+. 1 an après leur top 10 sur la CCC (6ème pour Pépé et 8ème pour Laurie), elles s’attaquent ici au 2ème ultra de leur vie, la TDS. Laurie, en a fait son objectif de saison et Perrine son ultime course de préparation avant de s’attaquer à la diagonale des fous.
Chamonix, jeudi 27 août, 2h54, Laurie franchit la ligne, 10ème féminine, après 20h54 de course. Chamonix, 3h19, c’est au tour de Perrine d’arriver, 12ème féminine au terme de 21h19 de course. Des temps qui leur auraient valus une 3ème et 4ème place sur le podium de l’année dernière. Bravo les filles, vous avez assuré. Retour sur leur gali-TDS.
Le récit de Perrine :
»La TDS, 119kms et 7250 D+, une bonne prépa pour la diagonale des fous en octobre.
Je suis ravie de partager cette expérience avec ma galiLaurie, Denis et Nico mais je sais que je n’ai pas le volume d’entraînement adéquat pour ce type d’épreuve faute de temps libre cet été à cause du boulot.
La météo prévue est juste parfaite pour cette épopée : 26°C, soleil, ciel bleu… On va se régaler !
Le départ est donné à Courmayeur en Italie à 9h, mercredi 26 août.
Les avis sont partagés concernant les courses du Mont Blanc mais une chose est sûre, se retrouver derrière la ligne de départ d’une de ces courses donne le frisson.
Le décompte est lancé…. 10, 9, 8 ….. 2, 1, c’est parti !
Avec Laurie, nous partons prudemment afin de ne pas nous « crâmer ». Nous nous obligeons même à ralentir dans les montées car le chemin sera long. On tourne des vidéos, on plaisante, on taquine Delphine, bref, la course com-mence très bien.
Le col Checrouit et l’arête du mont Favre s’engloutissent plus rapidement que prévu. Le lac Combal, au petit matin, est d’une douceur absolue. Aahhh, on entend au loin retentir le vuvuzela de mon Julien à Alpetta. Quelle joie de le savoir là !
On le retrouve à nouveau au col du petit Saint Bernard, musique à bloc pour continuer de nous donner la pêche.
Puis la grosse descente vers Bourg Saint Maurice pointe le bout de son nez. Il faut la gérer celle-ci, puisqu’elle cumule 1500 D- et ce n’est pas le moment de « péter des fibres ». La chaleur est déjà bien établie et il faut boire de bonnes quantités afin de ne pas se déshydrater.
Ravito de Bourg Saint Maurice, km 51, je m’asperge et je file direct à la table que mon juju m’a préparée. Un vrai ravitailleur de luxe. Je mange et je bois trop vite malheureusement, je taquine Amandine qui ravitaille Laurie et zou c’est reparti.
On chausse, avec ma galinette, nos lunettes en cœur floquées Endurance Shop et notre visière rose et nous partons du ravito en criant à l’unisson un « go galinette go! »
Notre euphorie est vite calmée par des bénévoles qui nous stoppent afin de faire un contrôle du matériel obligatoire. Je m’en sors bien en perdant peut être pas plus de 2min30, pendant que Laurie s’explique puisque la pauvre a perdu dans la grande descente du col du petit saint Bernard une de ses fron-tales.
La montée qui suit, tout le monde la redoute. Elle cumule 1800D+ et sous une chaleur caniculaire. Mon erreur au ravitaillement commence à se répercuter.. Je n’avance plus, tel un hippopotame. Laurie me double à ce moment là et je ne la reverrai plus.
J’ai des nausées, et je peux à peine boire et manger durant les longues heures qui vont suivre. Je sais que la fin de ma course sera une lente agonie mais je m’obstine, il faut continuer pour la diagonale et pour nos ravitailleurs de choc(Juju, Amandine et Mathieu) qui plombent leur journée pour nous !
Au km 66, c’est le ravitaillement du Cormet de Roselend. Je vois Denis qui a malheureusement abandonné, et mon Julien. J’ai les larmes aux yeux, je subis ma course. Si je m’écoutais, j’arrêterais mais une galinette est coriace alors haut les cœurs, on se ravitaille comme on peut et on fonce ! Je prends des News de Nico qui va bien et fait une bonne course alors on va essayer de lui emboîter le pas à distance émoticône smile
Le col de la sauce se passe et s’en suit la descente vers la gitte. Et là, surprise, j’entends au loin, alors que ce n’était pas prévu un « go galinette go » de Julien, Amandine, Mathieu, Michel et Jacqueline… Et les larmes montent encore une fois !! Pppffttt, va falloir arrêter de faire la fillette maintenant !! émoticône smile
La nuit arrive au col du Joly et là, sentiment étrange, j’ai l’impression que tout s’apaise. Le petit vent gelé se calme, les bruits s’amenuisent, on bascule dans un autre univers, celui calme et paisible de la nuit .
Enfin, quand je dis calme, c’est en occultant la musique à bloc au ravito qui me donne une pêche d’enfer. Je danse même en avalant ma soupe de pâtes émoticône smile
Allez, direction les Contamines, dernier gros ravitaillement de la course. 800D- et on y est.
Je suis bien entamée. Il me tarde de voir nos 3 ravitailleurs pour qu’ils me donnent la force de continuer jusqu’au bout.
Et c’est chose faite… Je sors du ravito avec l’envie de « bouffer les montagnes » jusqu’à Chamonix:-)
Cette portion jusqu’au col du tricot, nous l’avions repérée avec Laurie et Juju quelques jours avant et je ne le regrette pas.
Certains coureurs commencent à tituber et à s’arrêter dans les montées.
Je progresse toujours à vitesse constante en ne pensant qu’à cette maudite ligne d’arrivée.
Juju est encore présent aux Houches. Quelle chance j’ai, puisqu’il va falloir beaucoup de mental pour avaler cette portion roulante et vallonnée de 8kms jusqu’à l’arrivée.
J’entre dans Chamonix, sur le goudron qui mène jusqu’à la fameuse arche. Je la passe, soulagée, en 21h19, 12ème femme et 99ème au général sur 1800.
Ma galinette m’attend et comme d’habitude, nous nous jurons de ne jamais recommencer d’ultra émoticône smile
Cette TDS est une course Ultra exigeante et être finisher est déjà une belle réussite. J’en profite donc pour féliciter tous les finishers et plus particuliè-rement ma galinette bien sûr, Nico alias le grand Mendez et mes potes du Marseille Trail Club : Vincent, Cyril et Charles.
Pour conclure, Un grand merci à Endurance Shop de nous avoir supportées, dans tous les sens du terme émoticône smile »

Le récit de Laurie : « Nous prenons un départ tranquille avec ma galinette, l’objectif étant d’arriver fraiches au Cormet de Roselend (66ème kilomètre) tout en remontant tranquillement le peloton de traileurs. Un départ tranquille en terme d’allure… le ni-veau sonore, lui, est en revanche, très élevé émoticône wink et j’en profite pour tourner des sé-quences vidéos avec ma galinette, qu’est-ce qu’on rigole. Mais attention, on ne s’endort pas pour autant ! Les paysages sont sublimes durant cette partie de course, les grandes Jorasses, divers glaciers, le lac Combal, le col du petit St Bernard… Nous arrivons à Bourg Saint Maurice (km 51) où nous retrouvons notre assistance de choc, pour la première fois. Amandine Ferrato pour moi, GaliJuu pour sa GaliPépé. Nous repartons, gonflées à bloc du ravito avec nos superbes lunettes en cœur. Et là, contrôle du matériel… je me rends compte qu’une de mes frontales est tombée… au bout de 4-5min, rien à faire, elle n’est vraiment pas là, je comprends que je n’échapperai pas aux 15min de pénalité… mais le bénévole me laisse repartir… J’ai la rage qui me monte, je commence à accélérer. Je pars à l’assaut des 2000m de dénivelé positif de l’ascension suivante, déterminée. Je passe ma galinette, qui a justement un coup de moins bien à ce moment là et je mets du rythme. Ce n’était pas du tout prévu et je crains de payer plus tard l’allure à laquelle je monte, mais à ce moment là, c’est soit je me lamente sur mon sort et je me traîne, soit je ne calcule rien et je grimpe en mode guerrière. J’ai choisi la 2ème option émoticône wink Au Cormet de Roselend, je suis encore pas trop mal, j’attaque la montée direction le col du Joly, c’est ici que je me sentirai moins bien… j’en ai marre, 74km, plus de 4800D+ pour 12h de course… je me trainerai ainsi jusqu’au col du Joly (km 85), où la nuit commencera à tomber. D’habitude j’adore ce moment, le calme de la nuit, « l’aventure », l’impression qu’une autre course commence avec l’arrivée de la fraîcheur… mais là oups, moi qui voulais de l’aventure, je vais être servie… Je cherche ma 2ème frontale… horreur, je ne la trouve pas… j’ai la poisse, elle a du tomber elle aussi. Bon Laurie on se calme, 10Km de descente dans le noir, même s’il n’y a que très peu de coureurs à ce stade là du parcours… bah il suffit de mettre un pied devant l’autre en mode survie, pas le choix de toutes façons, je ne vais pas attendre là. Je gratte de l’aide aux coureurs qui arrivent à mon niveau. 2 coureurs à tour de rôle se relaient pour m’éclairer, se plaçant derrière moi afin que je profite un peu de leur faisceau lumineux… c’est l’horreur, je ne vois que très peu et me prends les pieds dans les racines, parfois je ne vois même pas de quel côté part le single, franchement ça fait peur… Au bout de la moitié de la descente, je suis à bout de nerf! Soulagement, un gentil coureur veut bien me prêter sa petite loupiote (sa 2ème frontale obligatoire) et là, même si ce n’est pas le grand luxe, je revois et revis. Reste environ 4km, faut pas s’endormir, j’ai du prendre du retard… J’arrive aux Contamines (km 96), où je trouve l’assistance de choc, Amandine, Mathieu et Julien. Ils m’annoncent que la 10ème féminine vient de partir du ravito il y a 5min et que je peux en remonter 2 ou 3. Je suis gonflée à bloc, je m’attaque à l’ascension du col du Tricot (que nous avions reconnue avec ma galipette et Juju) sur un bon rythme, je dépasse une fille sur la montée, puis attaque la descente. La forme baisse progressivement dans cette descente, j’ai ma douleur sous le pied qui devient vraiment difficile à gérer lors de chaque appui, de même que les ampoules liées aux frottements du Ktape sur ma voûte plantaire. Je serre les dents mais je descends à 2 à l’heure, pas à l’aise du tout. Arrivée aux Houches, Julien est encore là, il me booste. Il reste 8km monotones sur DFCI, je suis un peu en hypo en plus. Quelques cuillères de soupe de pâtes et je repars en essayant de trottiner un maximum, quand soudain, à 4km de l’arrivée, un coureur me dit qu’une Canadienne est à 30 secondes derrière moi… Horreur, non je ne peux pas finir au sprint!!! Alors je passe la vitesse supérieure dans l’espoir de lui grapiller des minutes. Ouf ça passe! Et d’ailleurs elle arrive 10min après, alors merci pour la fausse info (qui ceci dit, m’a poussée à me bouger les fesses). Je me suis déchirée et j’arrive fracassée mais contente de ma perf. Tous ces petits obstacles en travers de mon chemin m’ont finalement poussée à me dépasser pour passer en dessous des 21h de course, c’était inespéré pour moi! Ma galinette arrive quelques minutes après, fatiguée de son éprou-vante course après des semaines de travail intenses à la clinique, un immense bravo à elle. Nous sommes heureuses d’en avoir terminé, une très belle course, vraiment dif-ficile! Un vrai défi, donc sincèrement bravo aux finisher. Et apparemment je n’ai pas pris mon quart d’heure de pénalité émoticône smile
Une semaine de partage formidable avec toute notre petite équipe sur les différentes courses au Chalet à Vallorcine, que d’émotions! Un immense merci à notre équipe d’assistance de folie, au top, composée d’Amandine, Julien et Mathieu. Vous avez trop assuré, merci pour votre contribution à la réussite de la TDS des galinettes. »

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