L’aventure UTMB de Laurie !! Le Récit

Elle a mis presque une semaine pour pondre son CR la galinette L'aventure UTMB de Laurie !! Le Récit dans Récits de courses 1f609 ;-)
La gali-aventure de Laurie sur l’UTMB 2017, c’est ici.
32h37 pour boucler la boucle… et quelques minutes de lecture pour partager son UTMB avec elle, si ça vous tente. Bonne gali-lecture!! 1f609 dans Récits de courses ;-)

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« UTMB, 4 lettres qui résonnent dans ma tête depuis quelques années… je me revois lire des articles sur cet ultra, euh pardon, sur ce sommet mondial du trail, dans des magasines de running alors que je faisais mes débuts sur les sentiers, sur des formats de 20km…

J’ai mis les pieds dans l’ultra, il y a de cela 3 ans… en 2014, c’était sur la CCC, avec Perrine et Aline, Julien avait fait la TDS. Quand tu vis cette ambiance qui règne dans les rues de Cham fin août, quand tu goûtes à la ferveur de ce public qui t’encourage sur chaque ravito, dans chaque village, waouh, tu n’as qu’une envie, c’est y revenir. L’UTMB s’est ainsi très vite positionné dans mon esprit, comme la course que je devais faire… un jour.
L’année d’après, 2015, ce fût la TDS. L’année suivante, en 2016, me voilà sur la ligne de départ de l’UTMB… un UTMB malheureusement avorté, avant même d’avoir vraiment commencé… arrêt à Courmayeur pour problèmes intestinaux conséquents. J’ai vécu cette saison 2017 avec une envie de revanche grandissante…

Bon beh voilà, on y est, à Cham. Je suis avec mon galinours, qui lui aussi veut prendre sa revanche sur 2016. Il me fera l’assistance.
Mais voilà, les conditions météos s’annoncent exécrables, je crains le parcours de repli… Réponse de l’organisation donnée le jour même à 11h, nous aurons un vrai parcours UTMB avec la « tête aux vents » en moins. OUF!

Vendredi 17h30 (pour un départ 18h30) : je prends ma place dans la masse de coureurs… cette année, le niveau est tellement relevé que je n’ai pas eu droit au sas élites. Et bien je me rends compte de la chance que j’avais eu l’an dernier. En même temps, je suis plus à ma place cette année 1f609 ;-) mais c’est quand même moins fun, on est un peu entassés!! Et toujours cette ambiance de fou, indescriptible, qui règne sur cette ligne de départ. Les spectateurs, venus en masse, sont au taquet. Les coureurs semblent à la fois contents d’être là mais aussi très tendus. Les prévisions météo catastrophiques ajoutent certainement du doute et de la tension dans leur esprit… bien que pour l’instant, il ne pleuve pas. Pour moi, cela ne change rien, je suis prête à galérer dans le froid, dans la pluie, dans la neige. Ludo fait monter l’ambiance, la musique prend le relais… bientôt nous serons lâchés. Je suis juste hyper déterminée, je sais que pas grand chose ne pourra m’empêcher d’aller au bout cette année… ni la météo, ni mes maux de ventre et encore moins mes jambes.

Les premiers kilomètres ne vont pas très vite, ça bouchonne. Je suis contente de retrouver Maria Semerjian, partie au même niveau que moi. A 2, on fait bloc et on se faufile entre les coureurs.
Km 10 : les Houches : une ambiance de folie. Amandine est là (après sa 3ème place sur l’OCC) pour m’encourager, avec Christelle (qui a terminé 7ème de la TDS) et le petit groupe de varois. Je vois aussi Nicolas Gouttevin, à la sortie du village, qui nous mitraille de photos.
La 1ère ascension se passe sur un rythme plus que tranquille, de même que la descente sur St Gervais où règne une ambiance de tour de France. J’avais déjà halluciné l’année dernière. La nuit vient de tomber, et avec elle, le brouillard. Mes sensations depuis le départ ne sont pas top, mais aucune inquiétude là dessus, je n’ai pas besoin d’avoir de bonnes sensations pour courir en mode gestion. Le chemin est long, ça viendra forcément.
Assistance aux Contamines, il y a beaucoup de monde, mon chéri est prêt… on ne s’attarde pas.
La pluie arrive, et c’est en même temps parti pour la longue ascension jusqu’au col du bonhomme. Tempête de neige là haut, la neige qui vient nous fouetter le visage avec force… ça ne me dérange pas plus que cela, je suis couverte. Il ne faut juste pas s’attarder, même si la progression est rendue encore plus difficile par l’épais brouillard. J’attaque la descente sur les Chapieux, et avec elle, le climat s’adoucit et la pluie se calme peu à peu. Je commence à avoir mal au ventre… des spasmes. Je ralentis donc et descends en mode hyper tranquillou, afin d’éviter de trop chahuter mes intestins. Le ravito des Chapieux est express, juste recharger ma boisson et prendre 2 photos avec Brigitte et les filles de son groupe « coeur de runneuses » qui m’encouragent comme si j’étais une héroïne, merci les filles.
On enchaîne avec le col de la Saigne puis l’arrête du Mont Favre. J’ai toujours mes maux de ventre, mais je suis déterminée à les dépasser… dans tous les cas, il faut que je me force à m’alimenter… C’est ainsi que j’attaque un régime à base de cookies, gâteau marbré, barres de céréales chocolatées et thés bruns. Beh quoi, ça passe bien visiblement. Bon j’ai vraiment hâte d’arriver à Courmayeur, pour retrouver mon galinours 1f642 :-) La descente est très longue, surtout que je la gère pour ne pas avoir trop mal au ventre et pour ne pas trop casser mes fibres.

7h20 – Courmayeur : Manger un peu de riz, me changer. Je repars toute neuve – Merci mon chéri 1f642 :-) Et que ça fait du bien de parler un peu. Il y a trop d’étrangers sur cet UTMB, je suis obligée de faire la muette, une situation atroce pour une galinette… vous n’imaginez pas à quel point 1f609 ;-)
La bonne nouvelle, c’est que le ciel se dégage, on commence à apercevoir les sommets 1f642 :-) ma course peut commencer, je me sens comme délivrée.
Refuge Bertone, je commence enfin à avoir des jambes. Ce passage est kiffant, c’est juste le plus beau moment de cet UTMB… avant que le ciel ne s’assombrisse à nouveau. Des chemins tout en relance jusqu’à Bonatti, les grandes Jorasses sur notre gauche. Super plaisir de croiser Samuel Bonaudo (endurance shop Toulon) en randonnée autour du Mont-Blanc avec son groupe.

L’entame de la descente sur Arnouvaz signe l’arrêt du « beau temps » pour la journée. Et beh ça aura été de courte durée. On se prend des seaux d’eau sur la tête, bref une bonne douche!! Obligation de se vêtir du pantalon étanche pour attaquer l’ascension du Grand Col Ferret! Je poursuis mon régime à base de sucreries puisqu’il me réussit bien… je n’ai plus mal au ventre 1f642 :-)
Les jambes sont là, définitivement réveillées par l’ascension de ce Grand Col Ferret. Je peux commencer à grappiller pas mal de places au classement général. Malheureusement, je ne reprends que très peu de filles. Depuis le début de la course, je suis dans les 40 femmes, je ne me suis pas faite doubler mais je remonte au compte gouttes sur elles 1f641 :-(
A l’approche du sommet, c’est le brouillard, le vent et la neige qui nous accueillent. Ma galinette, tu aurais A-DO-RE – MDR Le tout est saupoudré de neige, moi j’aime bien 1f609 ;-) mais je comprends mieux le pantalon étanche obligatoire… moi qui me baladais en short autour du Mont-Blanc 1f609 ;-)
Je débarque à la Fouly, après une longue descente. Trop contente de retrouver mon galinours, qui est venu m’encourager, et qui court un peu avec moi. Il n’a pas le droit de m’assister mais on en profite pour papoter un peu, c’est bien cool. En même temps je mange 4 gâteaux que j’ai piqués au ravito (oui encore). Il me transmet les encouragements de mes parents ainsi que ceux d’Amandine et de Perrine… Perrine, qui le harcèle avec ma remontée et ma vitesse de progression qui s’est décuplée depuis Courmayeur, elle analyse tout mdr. Je suis boostée à bloc. Actuellement 33ème, Caro Chav et Emilie Lecomte ont abandonné… je décide de me donner les moyens d’entrer dans le top 30. Je me force à toujours relancer sur cette partie monotone qui nous amène à Champex sous une pluie battante. C’est ainsi que j’attaque une nouvelle course… avec mes 2 copines, que j’imagine à côté de moi, Perrine et Amandine, qui me fouttent des coups de pied au cul pour que je sorte de ma zone de confort.
Descente sur Champex, je suis en pleine forme mais malheureusement ma douleur à l’aponévrose commence à se faire ressentir… même si c’est largement supportable pour le moment, ce n’est pas bon signe ça…
Une fois de plus, grâce à mon galinours, je repars toute neuve en 10min, vêtements chauds et secs, nouvelle veste, un petit thé chaud, un peu de riz et ça repart!
Je me mets minable dans la montée de Bovine, je suis bouillante… Kamel m’a chauffée au ravito, on est 4 filles dans le même timing d’une dizaine de minutes, certaines repartent même du ravito en boitant… je commence à sentir la fatigue, je sens que ma vitesse ascensionnelle commence à baisser légèrement, en revanche elle est nettement supérieure à celle des autres! Je me sens pousser des ailes, j’imagine Perrine et Amandine, une de chaque côté qui me poussent et j’avance. Cette image fonctionne à merveille mdr la montée se passe très bien. La descente un peu moins car ma douleur au pied s’est accentuée d’un bon cran encore! J’arrive un peu fatiguée sur Trient mais hyper lucide. On prend une douzaine de minutes pour recharger les batteries… soupe de pâtes et sucreries… oui ça fonctionne toujours bien puisque je n’ai pas mal au bide! 1f609 ;-)

Ca y est je suis entrée dans le top 30… dans les 27 même je crois. La nuit tombe, petit coup de téléphone à mon père avant d’attaquer Catogne, une ascension qui me plaît beaucoup et qui me rappelle d’excellents souvenirs… CCC 2014, on l’avait faite en reco avec Perrine et Aline sous des trombes d’eau, puis lors de la course, à la même heure qu’aujourd’hui d’ailleurs, où j’étais en pleine remontada.
C’est le moment d’éclairer ma frontale, ma vitesse ascensionnelle a chuté d’un cran et je me sens fatiguée, mais du manque de sommeil seulement, j’ai encore pas mal d’énergie pour aller de l’avant 1f642 :-) D’ailleurs personne ne me reprend, c’est plutôt l’inverse puisque j’emmène un petit groupe qui peine à me suivre. Et je me marre parce que j’ai plein d’hallucinations… et oui je paie le contre-coup de la montée de Bovine où je me suis bien donnée. Les rochers aux multiples couleurs luisantes dans la nuit et l’humidité, du gris, du blanc, du noir, les tronc d’arbres déchiquetés, les branches vertes qui viennent chuter sur ces roches… un panel de couleurs qui, dans mon esprit, donnent naissance à des personnages. Nullement inquiète et toujours très lucide, cela me fait sourire. La descente qui suit, beaucoup moins… un chantier de boue, un chemin creusé par les pluies diluviennes de ces derniers jours, même si actuellement la pluie est plus fine. Cela ne me fait pas rire, car je n’arrive plus à poser mon pied droit au sol, tellement j’ai mal à mon aponévrose. Dans ces conditions, mes appuis sont très incertains et j’ai l’impression que je peux tomber en contre bas du sentier à tout moment. Heureusement que mes ADIDAS TERREX Trailmaker accrochent en toutes circonstances… Eh oui zéro chute sur 170km 1f609 ;-) Cette montagne que je trouve habituellement si accueillante, me semble soudain très hostile. Je ne me sens pas en sécurité, j’ai envie d’une chose, je rêve de me voir prononcer cette phrase à mon chéri, une fois à Vallorcine « bé, tu me ramènes à la maison stp, je n’ai plus rien à me prouver, je sais que je suis capable de terminer cet UTMB, c’était même presque trop facile… je suis largement dans le top 30 féminin, cela me convient, l’aventure est terminée pour nous » Evidement je sais que je ne le ferai pas, ça me fait juste sourire d’y penser et d’occulter un peu cette douleur qui me brûle le pied. Rien que pour mon Kamel, qui assure comme une bête aux ravito depuis le début de la course, rien que pour mes parents que je sais à fond derrière leurs écrans, en plein mariage, rien que pour mon frère et mes amis qui me soutiennent et simplement pour les connaissances qui me suivent, rien que pour ma Sissi et pour tous ceux qui n’ont pas eu la chance d’avoir un dossard cette année, rien que pour mon chef d’établissement qui m’a dispensée de pré-rentrée… Juste pour tout cela et juste pour franchir l’arche UTMB aux côtés de mon homme, je ne m’arrêterai pas, c’est une évidence. Evidemment, je pense à ma galinette, à chaque appui, sa douleur à la sciatique, évidemment, je pense à Audrey sur le 80 du Mont-Blanc, à chaque appui, sa douleur à l’aponévrose tibiale…
Je descends toujours en mode handi-trail, avec de temps en temps quelques sursauts où je me force à courir, vu que je me fais doubler en masse par des hommes, une fille risque fort de me dépasser à tout moment.
J’arrive à Vallorcine, non ce n’est pas une hallucination, c’est bien Audrey et Julien, qui sont venus me faire un coucou 1f642 :) Mille merci, ça m’a reboostée, moi qui étais entrain de me lamenter. Audrey en aura fini à la 13ème place de sa CCC, Juju aura terminé malgré une entorse. Bon Laurie, bouge toi maintenant, qué petit mental…
Vallorcine, une soupe de pâtes et ça repart 1f609 ;-) Je suis 25ème, il y a eu encore 1 ou 2 abandons visiblement. Le parcours à été modifié à cause du brouillard… nous ne montons pas à « tête aux vents » comme le vrai parcours UTMB mais nous faisons une boucle en montagnes russes autour de la Flégère afin de faire l’équivalent en dénivelé. J’aurais préféré monter au sommet, croyez-moi!!!!!!! On tourne en rond dans la nuit autour de la Flégère, à tel point qu’il me semble que nous nous sommes perdus… j’ai le moral dans les chaussettes. D’autant plus quand une fille revient sur moi mais je ne me laisse pas dépasser. Nous sortons enfin de cette forêt pour apercevoir la Flégère.

Allez c’est la dernière descente sur Cham, j’avance telle une handicapée tellement j’ai mal au pied, c’est con, parce que musculairement parlant, mes jambes sont prêtes à envoyer pour en finir rapidement. Et puis ce qui devait arriver arriva, je me fais doubler par 2 filles qui sont entrain de se tirer la bourre… l’espace de 10 secondes, je me dis « je fais quoi?… je les suis, tant pis pour mon pied et j’arrive agonisante dans les rues de Cham sans même pouvoir profiter de mon arrivée… ou je les laisse filer pour pouvoir réaliser le dernier kilomètre en footing avec mon assistant-chéri? » Vous auriez fait quoi? Certains auraient choisi l’option 1, moi je choisis sans regret et sans aucune hésitation la 2. Je me laisse recaler à la 27ème place… mais au moins, j’ai mon arrivée… le dernier kilomètre avec Kamel, on franchit la ligne ensemble, on retrouve Boris qui s’est levé pour venir nous faire un coucou. Merci c’est trop gentil 1f609 ;-)

Ca y est, on l’a fait!!!!! Je ne suis pas spécialement contente de mon UTMB, je suis juste heureuse de l’avoir partagé avec celui qui m’a soutenue… et supportée durant cette année de préparation, avec l’homme de ma vie. On l’a fait ensemble et c’est bien cela qui me satisfait, bien plus que le résultat en lui même.… 32h37, c’est un bon temps, mais ça passait large en 1h de moins 1f609 ;-) 2ème française car les favorites ont abandonné, Caro, Emy, Juliette, une pensée pour vous… mais comme dit une galinette, un podium est un podium 1f609 ;-) Et la première française n’est autre que notre amie, Christelle Bard, 3ème féminine de cet UTMB 2017, waouh, c’est juste incroyable! Quelle immense championne! Et elle est à peine 6h devant moi MDR

Que dire de plus sur cette course, elle me faisait rêver, peut-être parce que c’est la plus grosse course au monde, peut-être parce que, que l’on soit coureurs, bénévoles, spectateurs, sportif ou non, que l’on connaisse le trail ou pas du tout, on se rassemble tous autour de ce moment intense de vie! On vit au rythme de cette course, comme si le temps s’arrêtait… bref un moment magique et juste heureuse d’être allée au bout de ce défi.
Mes remerciements vont à mes proches… on court seul certes (et dire que je n’ai même pas pu parler vu le faible nombre de coureurs français autour de moi)… mais en réalité je n’ai jamais été seule, toujours poussée par les personnes qui comptent pour moi, je ne les énumère pas, pas besoin 1f609 ;-) Je suis encore plus touchée, quand les jours suivants, je constate que des personnes m’ont suivie sur le live trail, alors que je ne m’y attendais pas du tout. Comme quoi le sport rassemble, ce n’est pas nouveau, mais quand c’est autour de soi que ça se rassemble, c’est juste un truc de fou! Alors juste MERCI, vous avez été énormes!
Une pensée à tous ce qui ont été contraints à l’abandon… et un immense bravo à ceux qui ont réussi leur pari!
Une semaine après la course, je repense à tout un tas de moments vécus sur cet UTMB, ils me resteront bien longtemps en tête 1f609 ;-)
Merci également à mes partenaires, endurance shop 13 qui nous gâte… à Adidas, Oxsitis, BVSport, AZR (bon ok pas besoin de lunettes de soleil sur cet UTMB 1f609 ;-) ), Meltonic (pour la boisson, car je vous l’accorde, je n’ai bouffé que des cochonneries sur cet UTMB).
Et enfin, merci à l’équipe de Kiné qui s’occupe de moi, notamment à Stéphane Bouchic, qui m’a permis de prendre le départ avec quasi zéro douleur et de finir la course sans avoir besoin d’une amputation du pied 1f609 ;-)
Et maintenant on fait quoi? J’avais prévu du repos… mais voilà que mon chéri voudrait aller à la Réunion fin octobre… j’ai le dossard sous le coude, je dois juste envoyer un certificat médical avant le 15 septembre… alors « je fais quoi? »"

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