80km du Mont-Blanc / 7ème féminine pour GaliLaurie CR et Galividéo

La galividéo est ici : https://www.youtube.com/watch?v=ChW0_n2Nvag

13552589_10209777133409446_549152584_n 13552665_10209778187635801_1517069792_n Le CR ici :

« J’avais accordé à ce 80km du Mont-Blanc, un double intérêt : c’était à la fois ma première course-objectif de la saison mais aussi une course de préparation pour l’UTMB. On m’avait parlé de la beauté des paysages et de la difficulté de cette course… je n’ai pas été déçue! C’était d’ailleurs pour cela que j’avais voulu m’y inscrire. Mon père inscrit sur le marathon avec 3 autres coureurs Gardannais ainsi qu’Amandine, et Marielle sur le 80km avec moi, c’est parti pour un week-end de trail :-)
Vendredi, 4h du mat’, le départ est donné, avec Marielle nous laissons les fusées prendre leur envol, nous nous calons dans les 10-15 premières femmes. Le rythme me semble un poil rapide pour un début de course mais bon je ne veux pas rester trop en retrait, et au final je prends rapidement mon rythme, celui sur lequel je peux piailler en non-stop et faire enrager les traileurs à porté de voix ;-) La première ascension se passe donc sur le ton de la galidéconnade, je ne la vois pas passer, de même jusqu’au kilomètre 26km où Guillaume nous attend pour un point d’assistance. Cette 1ère partie de course est tout simplement sublime, avec un levé de soleil sur le massif du Mont-Blanc. Le sommet du Brévent, sous de la neige, à peine dure comme il faut pour se laisser glisser, est un pur régal. Avec mes Adidas Response, je survole la descente.
Pour la suite, je gère ma course, mais je commence déjà à remonter sur quelques filles, alors que nous ne sommes pas encore à la mi-course. Bon on verra bien où cela me mène, il y a quelques chose à faire ;-)
L’ascension qui doit nous conduire au barrage d’Emosson est interminable et en plein soleil, je mets une heure de plus sur ce que j’avais prévu (il y a d’ailleurs bien 3km de plus en montée sèche qu’annoncé sur le tracé), je suis déshydratée et tous les coureurs autour de moi le sont aussi. Beaucoup titubent, on s’arrête tous à chaque coulée d’eau pour s’arroser le visage, on entend les supporters et le son de mon vuvuzzela venant d’en haut, mais le point de ravito se fait attendre… Perso je ne traine pas, quitte à me fatiguer un peu plus, je ne veux pas trainer dans cet endroit où ça plombe. J’arrive, un peu sèche, au ravito où une assistance de pro m’attend : Stéphane me fait de l’ombre avec sa veste en guise de parasol, mon père prépare mon sac, ma mère me rafraichit et vérifie que je m’alimente, Pierre prend des photos… moi je me pose et mange un peu… les gens autour sont bluffés mdr. Je suis très lucide sur ce qui se passe, je sais exactement ce que je dois faire pour retrouver la pêche et je suis très confiante sur le fait qu’une fois repartie du ravito, tout va progressivement se remettre en place niveau hydratation, peps etc… timing tenu, en moins de 10min je repars. Je suis 7 ou 8ème de la course à ce moment là, je ne sais plus exactement, et à 10min devant, elles sont un petit trio à avoir « morflé » aussi. Rendez-vous au ravito suivant (le Tour, 50ème kilomètre environ).
Je ne retrouve pas ma forme, pourtant je gère mon effort depuis le départ de la course, pourtant je m’hydrate bien avec la boisson Meltonic, qui passe super bien, et encore plus dans les cas de forte chaleur… il faut me rendre à l’évidence, le coup de bambou de tout à l’heure a visiblement laissé des traces. Au loin j’aperçois une fille en contre-bas, zut, il ne faut pas que je me laisse reprendre.
Ravito du Tour, j’ai la surprise de voir Marielle qui a abandonné… petit problème d’ongle, elle n’arrivait plus à poser le pied. L’assistance est parfaite, une fois de plus. Mais moi je suis fatiguée et je peine à m’alimenter, pas très bon ça! La partie qui m’emmène au ravito du bois (km65) est un calvaire, je m’ennuie et je n’avance pas. Quelle bonne surprise de retrouver Amandine et Mathieu qui font le début d’ascension avec Nicolas (qui est reparti du ravito dans mes basket) et moi. Malheureusement cela ne m’aide pas à retrouver du jus, je randonne, c’est horrible. Evidemment je vais aller au bout,  et dire que Caroline Chaverot est déjà arrivée et douchée… 6ème de la course hommes/femmes confondus, impressionnant. Et moi j’en ai marre, il reste un peu moins de 20km, l’ascension jusqu’à la mer de glace sera un long chemin de croix, avec un mal de ventre horrible, des arrêts buisson et une impossibilité de manger quoi que ce soit. Mes forces fondent donc comme neige au soleil, sans surprise… mais je ne veux pas manger, je préfère être vidée de mes forces qu’avoir ce mal de ventre affreux. Et dire que j’avais prévu une méga remontée sur cette portion, beh c’est raté là la galinette ;-) Je suis 6ème de la course car l’espagnole qui était devant a abandonné… malheureusement, je ne le resterai pas longtemps… quasi en haut de l’ascension, je me fais reprendre par l’américaine qui me poursuivait depuis plusieurs kilomètres et qui effectuait sa remontée, elle!!! ;-)
La descente arrive, je n’ai évidemment pas de force, je me fais de la peine, je suis quasi à l’arrêt, c’est interminable et je me fais doubler par une vingtaine de gars, j’ai envie de pleurer tellement je me sens nulle. L’arrivée dans Cham est tout aussi pitoyable, je ne cours même plus sur le bitume, enfin si, je me force car Amandine et mon père m’ont rejoints, un final à l’arrache, comme je n’aime pas faire, mais bon c’était vraiment très dur aujourd’hui. Le parcours, très exigent en terme de dénivelé et de technicité du terrain s’est durci sous la chaleur.
Heureusement Ludo me redonne très vite le sourire, il ne faut pas très longtemps pour me convaincre de faire ma rondade dessous l’arche d’arrivée et pour retrouver la grosse bouchasse qui annonce prendre sa revanche avec une victoire sur l’UTMB MDR. Au final, je ne suis pas déçue, même si je ne suis pas passée loin du top 5, car les conditions de course étaient les mêmes pour tous, nous avons tous subis les conséquences de cette impressionnante chaleur, du 1er jusqu’au dernier. Que d’émotions d’avoir terminé cette course (quasi 50% d’abandon quand même), de retrouver les amis à l’arrivée et de prolonger le week-end pour le marathon du dimanche, sur lequel mon père est engagé avec 2 autres coureurs gardannais et bien sûr avec ma pitchounette Amandine qui vise le podium.
Avec tout ce que j’ai galéré, j’arrive à accrocher une 7ème place, synonyme de podium cette année, puisqu’ils récompensent les 10 premiers hommes et femmes. 16h13 pour faire les 87km de ce parcours (6000D+), 3ème française… je me régale à le dire, ça fait super classe ;-) et juste trop génial de monter sur cette estrade, aux cotés de grandes championnes. Bravo à nos françaises, Caro et Maîliys, une et deux de ce 80km du Mont-Blanc et à notre galipoto Diégo Pazos qui gagne. Un grand bravo au galifather, qui devient un pro de la gestion de course. Une pensée pour ma blondinette Marielle, qui prendra sa revanche, j’en suis sûre.
Un immense merci à nos ravitailleurs de choc, vous avez trop assuré! Le mot de la fin pour Amandine, qui nous a tous fait vibrer avec sa 2ème place au marathon du Mont-Blanc, la pitchoune est une grande.
Les derniers remerciements pour mes kinés préférés qui m’ont quasiment soigné mon aponévrosite, pour le coach Jean-Pierre Camm qui me supporte moi et mes folies et enfin pour nos partenaires : endurance shop 13, Adidas, Meltonic, BVSport, Oxsitis et AZR.
Un week-end intense d’émotions, de partage et de rencontres, c’est pour ces moments là que je fais du trail ;-)
Alors galinette happy et hâte de remettre ça sur l’UTMB avec le galinours ;-) »

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